Tout le MoMa en l’Etat


La Fondation Louis Vuitton accueille dans le bâtiment dessiné par Frank Gehry une sélection de 200 œuvres qui retracent l’histoire du MoMA dans son rôle de collectionneur.

Le Museum of Modern Art (MoMA) et la Fondation Louis Vuitton annoncent la première exposition majeure à présenter en France les collections exceptionnelles du MoMA. Sous le titre « Etre moderne : Le MoMA à Paris », l’exposition aura lieu à la Fondation Louis Vuitton du 11 octobre 2017 au 5 mars 2018.

Une sélection transdisciplinaire de 200 œuvres, provenant des six départements du Musée et reflétant l’histoire de l’institution et de ses collections, occupera entièrement le bâtiment de la Fondation, dessiné par Frank Gehry.

Organisée conjointement par les deux institutions, l’exposition réunit des œuvres sélectionnées par le directeur et le conservateur du MoMA parmi les peintures, sculptures, dessins, estampes, photographies, films, œuvres numériques, performances, objets d’architecture et de design qui, par leur diversité, illustrent les multiples facettes des collections du musée.

L’exposition a été pensée en relation avec l’architecture et les espaces du bâtiment de la Fondation Louis Vuitton, offrant un parcours historique et rempli de surprises, sur ses quatre étages.

« Etre moderne » présente des chefs-d’oeuvre d’artistes comme Max Beckmann, Alexander Calder, Paul Cézanne, Marcel Duchamp, Walker Evans, Jasper Johns, Ernst Ludwig Kirchner, Gustav Klimt, Yayoi Kusama, René Magritte, Pablo Picasso, Ludwig Mies van der Rohe, Yvonne Rainer, Frank Stella et Paul Signac notamment.

Les salles présenteront en outre du matériel documentaire issu des archives du MoMA et rarement exposé, qui retracera l’histoire du Musée et mettra les oeuvres en contexte.

Créé en 1929, le Museum of Modern Art, a été l’un des premiers musées à se consacrer exclusivement aux arts de l’époque.

« Etre moderne » présente un grand éventail d’oeuvres acquises par le MoMA au fil des décennies, depuis les premiers grands mouvements de l’art moderne jusqu’aux œuvres numériques les plus récentes, en passant par l’expressionnisme abstrait, le minimalisme et le pop art.

L’exposition s’ouvre sur la première décennie du MoMA avec des oeuvres iconiques comme House by the Railroad d’Edward Hopper (acquis en 1930), Le Baigneur de Paul Cézanne (acquis en 1934), Oiseau dans l’espace de Constantin Brancusi (acquis en 1934), mais aussi Posed Portraits, New York de Walker Evans (acquis en 1938), Steamboat Willie de Walt Disney (acquis en 1936), et des objets utilitaires, industriels, comme une hélice de hors-bordet un roulement à billes (acquis en 1934).

Elle se poursuit dans l’après-guerre avec des oeuvres de Jackson Pollock (Echo: Number 25) ou de Willem de Kooning (Woman I).

La section suivante est consacrée au « minimalisme » et au « pop art ». Apparus dans les années 1960, ces deux mouvements majeurs sont présentés ici dans un dialogue entre la peinture, l’architecture, la sculpture et la photographie.

L’exposition s’intéresse ensuite à d’autres oeuvres postérieures à 1960 – dont certaines représentatives de mouvements comme Fluxus ou de ce que l’on a appelé la Pictures Generation -, tout en jetant un regard introspectif sur l’histoire de l’Amérique avec le travail d’artistes comme Romare Bearden, Jeff Wall et Cady Noland.

La dernière section, à l’étage supérieur du bâtiment, se concentre sur des oeuvres contemporaines du monde entier, dont la plupart ont été acquises par le MoMA au cours des deux dernières décenies.

On y voit par exemple un grand tableau de Kerry James Marshall, Untitled (Club Scene) (acquis en 2015), The Newsstand de Lele Saveri (installation initialement présentée dans une station de métro à Brooklyn, New York ; acquise en 2016), et le jeu original des 176 emoji dessinés par Shigetaka Kurita (acquis en 2016).

Parmi les oeuvres du MoMA exposées en France pour la première fois, citons Oiseau dans l’espace de Constantin Brancusi, Identical Twins, Roselle, New Jersey de Diane Arbus (1967), les Campbell’s Soup Cans d’Andy Warhol (1962), Tomb de Philip Guston (1978), (Untitled) « USA Today » de Felix Gonzalez-Torres (1990), 144 Lead Square de Carl Andre (1969), Untitled de Christopher Wool (1990), Untitled (You Invest in the Divinity of the Masterpiece) de Barbara Kruger (1982), et Patchwork Quilt de Romare Bearden (1970).

L’exposition « Etre moderne : Le MoMA à Paris » est co-organisée par le Museum of Modern Art à New York et la Fondation Louis Vuitton.





    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur le même sujet

Méliès nous refait encore son cinéma

Méliès nous refait encore son cinéma

601 vues
17 septembre 2021 0

Magicien, cinéaste et inventeur des premiers trucages au cinéma, Georges Méliès a désormais son...

Reverso : la tête à l’envers selon Jaeger-LeCoultre

Reverso : la tête à l’envers selon Jaeger-LeCoultre

797 vues
10 septembre 2021 0

À l’occasion des 90 ans de l’emblématique Reverso créée en 1931, Jaeger-LeCoultre invite les...

Exposition photo, « Mayotte, l’âme d’une île »

Exposition photo, « Mayotte, l’âme d’une île »

793 vues
3 septembre 2021 0

L’exposition photo de l’artiste Thierry Cron sera présentée à Paris, à l’Orangerie Férou depuis...