Que mange t-on au pôle nord ?


Evidemment on ne mange pas de la même façon dans ces contrées septentrionales que sous nos latitudes européennes. Question de climat et d’offres locales entre la flore et la faune particulières que l’on trouve là-bas.

Alors que peut-on bien manger au pole nord sachant que la neige y est omniprésente quasiment 9 mois sur douze !

Les Inuits sont un groupe de peuples autochtones partageant des similarités culturelles et une origine ethnique commune vivant dans les régions arctiques de l’Amérique du Nord. Leur principale source de nourriture en Arctique reste aujourd’hui encore les animaux marins, la pêche restant encore largement l’activité première dans de très nombreux villages.

La chasse à la baleine, pratiquée encore par les groenlandais; attire pour plusieurs raisons économiques dont la première est évidemment la nourriture. Une seule baleine apporte plusieurs tonnes de viande (généralement consommée salée) qui représente d’importantes quantités de protéines et de graisses.

Les inuits, riches de ces nombreuses proies aquatiques, ont développé de véritables plats traditionnels et des spécialités culinaires qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Parmi ces plats de traditions, on trouve le misirak, du gras de mammifère marin, généralement du phoque, mais ça peut aussi être du béluga, qu’on laisse fermenter pendant un certain temps ou encore le fameux « mattaq » : bout de peau de narval cru mangé à peine la bête dépecée, mais consommé également séché !

Au Groenland, le plat national c’est la fameuse soupe faite à partir de viande de phoque bouillie avec des oignons et du riz appelée suaasat.

Sans oublier évidemment le igunaq, l’un des plats les plus estimés au pôle nord à bade de morse mais aussi encore de phoque. C’est très gras car quand on vit dans le très grand froid, la graisse n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour survivre.

On consomme aussi dans ces régions beaucoup de poissons séchés souvent servi en bouilli.

Saignante et tendre, la viande de baleine se cuisine en steak.

Le goût et la consistance du filet de baleine fumé est à mi-chemin entre thon cru ou bœuf cru et du hareng fumé. La meilleure façon de le préparer est en carpaccio, bien macéré dans l’huile, le citron et les aromates.





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