Fram se bat contre le temps


Thierry Miremont, le nouveau patron de Fram, a présenté son plan de transformation du groupe qui doit maintenant être avalisé par le conseil de surveillance.

L’objectif est connu : le groupe toulousain a impérativement besoin d’argent frais pour faire face à ses échéances de l’année 2013 ainsi que 2014.

« J’ai besoin de quelques dizaines de millions d’euros« , a-t-il confié à la presse en précisant :  » Nous ne sommes pas au bord du dépôt de bilan« .

Ce montant, selon Thierry Miremont doit servir non seulement à couvrir les pertes d’exploitation de l’actuel exercice mais également à préparer la saison prochaine qui s’annonce malgré tout très compliquée.

 » Nous allons mettre en vente certains actifs non stratégiques, introduire de nouveaux investisseurs dans le capital et redéfinir clairement nos objectifs de marché « .

Fram possède des établissements hôteliers (12) en Tunisie, en Espagne et au Maroc et devrait, selon le président,  » pouvoir s’en sortir sans trop de casse « .

En 2012, la perte d’exploitation consolidée s’élevait à 22,6 millions d’euros, après déjà 19,6 millions en 2011 et 9 millions d’euros en 2010.
Le plan prévoit en 2016 un bénéfice d’exploitation représentant 5 % du chiffre d’affaires.

Concernant les investisseurs potentiels, Thierry Miremont rappelle que le mandat confié à la banque Edmond de Rothschild devrait permettre  » d’ouvrir le capital d’ici décembre 2013  » et n’exclut pas une sortie des actionnaires historiques Marie Christine Chaubet (40 %), Georges Colson (40 %) ainsi que Air France qui possède 9 % des parts.

Il reste malgré tout des points délicats tels une réduction d’effectifs, une renégociation des contrats avec les grands réseaux de distribution, ainsi qu’un repositionnement de l’offre produits, jugée  » trop large et pas assez spécifique« .

 » Nous allons réduire nos fournisseurs aériens (une plus grande place sera donnée à Air France ainsi qu’à sa filiale Transavia, ndlr), développer notre offre long-courrier (plus rémunératrice), envisager l’arrêt de Frameco et des clubs Olé, et repositionner notre maillage d’agences de voyages« .

Fram exploite 51 agences en propre et devrait dorénavant faire appel à la franchise. Les Frammissima seront passés au crible et le canal web fortement préconisé ( » fram.fr doit représenter 15% du chiffre d’affaires à l’horizon 2015 contre 5 % actuellement« .

Un programme chargé donc qui, espère Thierry Miremont, devrait faire retrouver au voyagiste les chemins de la rentabilité.

 » Mais pas avant 2015  » précise, prudent, le nouveau président du directoire.





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