Lafayette, nous voilà !


Les hommes d’affaires fortunés français prennent grand soin de leurs fondations. Ainsi Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France, à la tête du groupe de luxe LVMH, a installé sa Fondation Louis Vuitton dans un bâtiment parisien ressemblant à un nuage de verre, dessiné par l’architecte Frank Gehry. Son rival François Pinault, huitième homme le plus riche de France, construit une vitrine pour sa grande collection d’art contemporain, qui sera inaugurée dans la capitale française l’année prochaine. Et Aujourd’hui, c’est Guillaume Houzé, l’héritier des Galeries Lafayette, qui rejoint l’élite des hommes d’affaires aux ambitions artistiques en ouvrant Lafayette Anticipations, une fondation au cœur du Marais.

Dans un ancien bâtiment industriel de cinq étages, dont une partie était autrefois une école de filles, ce centre culturel moderne a été créé par l’architecte Rem Koolhaas et son bureau d’architecture métropolitaine de Rotterdam.

Le centre comprend une tour d’exposition flexible de 18 mètres de long en béton, métal, verre et planchers mobiles, qui utilise des moteurs et un système de crémaillère pour permettre 49 configurations inédites, créant des galeries d’exposition de différentes tailles très originales.

La construction a été compliquée par le fait que le bâtiment original en forme de U, construit en 1891 comme entrepôt pour le grand magasin BHV voisin, se trouve dans une zone de conservation très stricte.

Guillaume Houzé (photo), le président de la fondation et arrière-arrière-petit-fils du fondateur des Galeries Lafayette, la boutique de luxe du boulevard Haussmann, a admis que Paris compte déjà de nombreuses institutions et fondations.

Cependant, il a insisté sur le fait que Lafayette Anticipations, qui dispose d’un budget de 21 M€ pour les cinq prochaines années, n’était pas seulement une galerie de plus pour la collection d’art contemporain de sa famille, mais un espace unique pour encourager la création d’œuvres contemporaines.

Dans le sous-sol, des artistes invités – pas tous de renommée internationale et pas tous français – se verront accorder le temps, l’espace et les outils nécessaires pour laisser libre cours à leur imagination dans un atelier de production de haute technologie. Des conservateurs basés à Londres, New York et les Pays-Bas sont sous les instructions de garder un oeil sur le talent.

Avant même l’ouverture du bâtiment, les artistes ont participé à des projets liés au Centre Pompidou, à la Kunsthalle de Bâle, au MoMA PS1 et au New Museum of Contemporary Art de New York.





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