Tu pousses le bouchon un peu trop loin…Bruxelles !


Elysabeth WeissUn passage en voiture par la ville de Manneken Pis, dans le courant de cette semaine, a fait ressurgir à mon esprit un reportage diffusé voici quelque temps sur France 2 et qui m’avait appris une chose surprenante : la capitale la plus embouteillée de la planète est, non pas Paris ni Londres ou même New York, mais bien Bruxelles… Oui, la capitale de ce minuscule pays qu’est la Belgique !

C’est ce qui ressortait du rapport Traffic Scorecard de la société américaine Inrix, un fournisseur de services d’info-trafic.

Dans cette étude, il était précisé que 83 heures en moyenne avaient été perdues en 2013 dans les bouchons à Bruxelles.

En comparaison, les automobilistes des Pays-Bas ont été bloqués en moyenne 44 heures – ce qui, en soi, n’est déjà pas négligeable non plus.

Difficile à croire, sur le moment. Mais force fut de constater ces derniers jours que circuler dans les rues de la capitale de l’Europe exige calme et, surtout, patience. Quelle que soit l’heure. Même si le rapport souligne aussi qu’un trajet à Bruxelles dure en moyenne 21 % plus longtemps lorsqu’il est effectué aux heures de pointe, en semaine.
Mais, pour l’avoir vécu, je peux vous dire qu’y circuler un samedi après-midi n’est pas de tout repos non plus.

En cause ? Des travaux, partout, mal coordonnés, mal renseignés, avec des déviations qui, souvent, ne font qu’aggraver les choses. Des transports en commun insuffisants, où le passager est entassé comme du bétail.

Des milliers de navetteurs dont les voitures, matin et soir, entrent et sortent en masse de la ville, étouffant des artères qui, n’étant plus adaptées, saturent trop rapidement. Des artères qui ne sont non seulement plus adaptées mais qui en plus, comme si ça ne suffisait pas, sont par endroits encore rétrécies par l’implantation d’emplacements destinés aux Villo (l’équivalent de nos Vélib).

Tout cela étant dit, l’Inrix conclut son rapport en indiquant que « l’engouement du trafic routier est un indicateur économique excellent qui nous montre si les gens vont au travail, si les entreprises livrent des produits et si les consommateurs dépensent ».

Aussi la baisse des embouteillages est-elle principalement constatée dans les pays qui doivent faire face à un taux de chômage élevé ou à une croissance faible ou négative, comme le Portugal (-49 %), l’Irlande (-25 %) et l’Espagne (-15 %).

Mais pas sûre que cette constatation console les navetteurs belges.

Elisabeth Weiss





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