Summer Hôtel Group s’inquiète vraiment


Comme l’ensemble des hôteliers en France, Laurent Rossi, Directeur du groupe niçois Summer Hotel, propriété de Bernard Leng, qui possède et gère huit établissements en trois et quatre-étoiles à Nice, Cannes à Menton soit une offre de 505 chambres au total et de nombreux emplois, est particulièrement inquiet non seulement pour l’été mais aussi après. Un groupe qui devait finaliser début 2020 l’acquisition d’un nouvel hôtel à Nice.

Ses établissements, comme beaucoup sur la Côte d’Azur, dépendent de la fréquentation d’une clientèle internationale en tourisme de loisirs et d’affaires qui emprunte beaucoup l’aérien.

Or l’incertitude sur la reprise des vols combinés à l’absence d’une offre des restaurateurs (beaucoup sont à l’agonie) et des établissements culturels ou de loisirs, sans compter l’absence d’événements ou d’accueil de salons et congrès, hypothèque la reprise à court et moyen terme.

Son groupe s’y prépare malgré tout en mettant en place de nouvelles procédures pour son fonctionnement. « On ne pourra plus travailler demain comme on le faisait avant la crise

Il déplore notamment que les assureurs soient « aux abonnés absents« . L’arrêté de catastrophe sanitaire serait selon lui un début de solution. « Notre chiffre d’affaires est à zéro, tout le monde n’a pas compris le côté gravissime de la situation de l’hôtellerie. »

L’ arrêté de catastrophe sanitaire obligerait les assurances à prendre leur part dans le soutien aux entreprises en grandes difficultés. pour l’hôtelier niçois Denis Cippolini, patron de l’Umih 06 (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), c’est l’outil indispensable à la sauvegarde de l’hôtellerie et du tourisme.

Denis Cippolini, président des hôteliers niçois confirme

Pour Denis Cippolini, hôtelier niçois et patron de l’Umih 06 (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), la reconnaissance de catastrophe sanitaire permettrait une indemnisation des pertes d’exploitation c’est la solution pour une sauvegarde de l’hôtellerie et du tourisme.

Car les professionnels du tourisme restent les seuls sans horizon pour la réouverture. Sa crainte serait des établissements qui pourraient disparaître car beaucoup ont investi d’où une demande d annulation de charges un simple report serait insuffisant.

« Pour sauvegarder les emplois, il faut que les clients puissent venir chez nous. En attendant si, demain, nous devons accueillir des soignants à la demande de la préfecture, nous sommes capables de mettre à disposition 1 100 chambres en 24 heures. Et pour rouvrir en totalité, nous aurons besoin de seulement quelques jours« .

Michel Bovas





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