Remboursement des billets d’avions : pourquoi l’Europe bouge enfin


Les EDV (Entreprises du Voyage) et le SETO (le syndicat des Tour Opérateurs) se félicitent que la Commission Européenne lance enfin une enquête sur les pratiques des compagnies aériennes. Les deux organisations demandent désormais au Ministre des Transports français de faire enfin respecter le droit des passagers, touristes et voyageurs.

Le 1er mars dernier, la Commission européenne a annoncé le lancement d’une enquête conjointe (CPC) entre les autorités de différents Etats membres concernant le respect du droit au remboursement des passagers européens par 16 compagnies. En parallèle, la Cour des Comptes européenne lance un audit sur l’action effective de l’administration pour faire respecter le droit des passagers pendant cette crise.

Les professionnels français du voyage (EDV et SETO) saluent le lancement de ces investigations par les institutions européennes demandées depuis plusieurs mois et encore la semaine passée.

Au bout d’un an, enfin, nous sommes entendus ! Sachant que le cadre réglementaire est clairement établi, en France il y a encore des compagnies qui ne remboursent toujours pas les montants dus, alors qu’un délai de 7 jours est prévu dans les textes ” explique René-Marc Chikli (SETO).

Depuis plusieurs mois, les professionnels n’ont eu de cesse d’interpeller la DGAC et le Gouvernement sur le non-respect du droit des passagers. “Par courrier, par communiqué, lors de rendez-vous institutionnels, nous n’avons eu de cesse que de rappeler la situation préjudiciable pour les consommateurs français aussi bien que pour les professionnels : le délai des 7 jours n’est jamais respecté, mais surtout certaines compagnies persistent à refuser les demandes de remboursement voire maintiennent encore leurs outils fermés ” détaille Jean-Pierre MAS (EDV).

Selon une étude interne, ce sont plusieurs dizaines de millions d’euros qui sont conservés illégalement par les compagnies aériennes. “ Autant nous félicitons les compagnies aériennes qui ont su trouver un mode opératoire satisfaisant et procèdent aux remboursements des Agences de Voyages/Tour-Opérateurs, autant il est insupportable de constater que plus d’une centaine de compagnies refusent encore de respecter le droit. Plus précisément, il y a un noyau de 20 compagnies non-françaises qui concentrent 83 % des litiges, dont 28 % pour des compagnies européennes” explique René-Marc Chikli (SETO).

Les professionnels du secteur travaillent depuis des mois pour obtenir ces remboursements pour leurs clients alors qu’ils ne peuvent presque plus rien vendre du fait de la crise sanitaire.

Le Ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, doit enfin se saisir du sujet, contribuer aux enquêtes et faire respecter le droit. “L’inaction du ministre fait peser sur la France un risque lourd de sanction mais surtout crée un préjudice énorme aux consommateurs et professionnels ” concluent d’une même voix Jean-Pierre Mas et René-Marc Chikli.





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