Publitour, toujours à bras le corps


Des stages pour sportifs amateurs, des dépaysements paso-doble pour seniors au cœur à prendre, des « raids » marchés de Noël… Philippe Mery à la tête de Publitour croit plus que jamais aux niches dans un contexte difficile pour nombre d’acteurs du tourisme. Son secret ? Ne pas être issu du sérail.

« J’ai travaillé dans la gestion, puis le textile, puis l’immobilier, auquel je m’adonne encore un peu, avant de rencontrer Jean, un ami, qui m’a parlé de voyages commerciaux qui étaient alors en vogue. En 1999, nous nous sommes lancés sans rien en emmenant depuis Lyon des voyageurs pour peu cher en Espagne avec, à l’hôtel, une proposition d’achat de cristal. J’ai beaucoup aimé cette période car nous, nous le faisions dans la transparence et la convivialité. Des opérateurs peu scrupuleux ont tué ce marché dont ensuite plus personne ne voulait. Alors, en 2004, nous sommes devenus un TO classique ! »

Seul aujourd’hui à la tête de Publitour (qui a gardé son nom), Philippe Mery continue à cultiver un regard personnel du tourisme. « Nous voulons rester petits quand les gros s’écroulent, sourit-il. Je suis un TO qui a des cars et nous ne sommes pas nombreux dans ce cas. C’est créer mes produits un peu décalés que j’aime. Et chaque semaine, des agences de toute la France nous appellent pour nous référencer. »

Speed ou slow ?

L’expérience sur l’Espagne a été le moteur du développement. Philippe Mery y a créé un bureau de réceptif sur la Costa Brava pour appréhender au mieux les possibilités locales.

« Cette région est très bien équipée en infrastructures sportives, salles et stades, avec forcément des temps d’inoccupation. D’où l’idée de proposer à des clubs sportifs français ou des groupes de pratiquants d’une discipline, d’y aller conjuguer stages et vacances : le matin, par exemple, on est en
plein dans son sport et l’après-midi, c’est plage et loisirs. Les clubs espagnols sont enchantés d’accueillir des homologues étrangers et des contacts forts se nouent. »

Badminton, karaté, ping-pong, football, basket… sont parmi les plus demandés et Publitour arrange l’opération de n’importe où.

« Le fait d’être un TO rassure dirigeants et parents sur la bonne organisation qu’ils auraient seuls des difficultés à mener et sécuriser », poursuit Philippe.
Avec encore un sourire car sur la même destination ibérique, il a bâti un autre concept tout aussi convivial.

« De la mi octobre à la mi novembre, nous organisons depuis 16 ans la ‘Fiesta Costa Brava’ : des séjours de 6 jours pour seniors célibataires, divorcés ou veufs qui recherchent des contacts. Et je peux vous assurer que l’ambiance est au rendez-vous…
Avec un orchestre de 20 personnes et animation, on danse l’après-midi, le soir, on fait des balades… et nous avons connu pas mal de mariages… »

Pour préserver le côté exceptionnel de l’événement, Philippe Mery limite la participation à 1 200 personnes au long du mois de ce voyage de niche.

Avec la fin de l’été, Publitour est tourné vers ses opérations d’hiver.

« Avec nos 4 grands cars, un de plus en 2018, nos 3 micro cars de 19 à 28 personnes, nous sillonnons l’Espagne bien sûr mais aussi l’Italie et toute la France. Et quand il le faut, ça se fait en avion pour, entre autres, la Pologne ou le Portugal avec Easy Jet depuis Lyon ou Genève. Mais en décembre, j’adore les marchés de Noël ! Ce n’est peut-être pas original sur le papier mais chez nous, c’est différent : depuis un bateau privatif sur la rivière Ill près de Strasbourg, qui sert d’hôtel, nous sortons chaque jour sur un marché
spécifique d’une ville avec donc une redécouverte à chaque fois ! »

Dans 6 mois, Philippe Mery inaugurera au plus près de l’aéroport Saint-Exupéry de Lyon une large plateforme-dépôt de cars en cours de construction : de là, il pourra réceptionner des voyageurs de partout et les emmener sans attendre en balade, sportive ou câline, aux quatre coins de l’Europe.

Yves Pouchard





    2 commentaires pour “Publitour, toujours à bras le corps

    1. Toujours enchantée de mes séjours. Rapport qualité prix, chauffeur, accueil, accompagnement, ambiance. .. Seul point noir, residant à Voiron, cet été on a dû prendre un taxi pour être à Grenoble un dimanche à 5h du matin. Rebelote au retour . Arrivés Grenoble 22h30. Pas de train. Un coût conséquent. …

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