Edito : SOS… Contact, svp !


Ca y est, j’ai tout compris ! Notre Ministre du Tourisme à part entière que nous avons pour nous tous seuls (à partager quand même avec les PME et l’Artisanat) est en période d’apprentissage.
Et donc, ne peut pas encore envisager de présenter ses « grands travaux » à la presse. Mais si, mais si.
Elle est incontestablement charmante, notre ministre à nous qu’on a, (peut-être que la coiffure à la Bécassine pourrait être revue à la baisse, c’est Chien Charly et ma fille qui m’ont soufflé cette pensée, peu protocolaire je l’avoue) et écoute bien les gens qu’elle rencontre. Un bon point, contrairement à mon regretté Fred Zadig, qui n’y connaissait vraiment pas grand-chose.

Pour sa première sortie après de longues vacances, elle est arrivée pile-poil à l’heure au déjeuner officiel de Top Résa.
Elle a, après le déjeuner, entamé le long parcours des allées, distribuant un mot sympa par-ci, un sourire par-là, bref, une visite rigolote, entourée d’un Colson Président du Snav qui a fait, (faut-il le reconnaitre un discours particulièrement bref, un problème d’élocution Georges ?) et de sa dir’com, gardienne de la parole ministérielle, passablement handicapée parce qu’elle n’avait pas reçu toutes les questions auxquelles répondre lors de la visite des stands.
Grand moment pour l’observateur, et encore plus grand moment (de qualité, aurait dit un de mes bons amis !) lors du point presse informel, pour lequel d’ailleurs, j’avais parié avec quelques confrères qu’elle « oublierait »de venir, prise par un emploi du temps de ministre.
Inutile de vous dire que Sylvia Pinel, et je l’écris en toute gentillesse, n’a pas répondu à ma question (en fait, j’en avais une autre, aussi pertinente, mais on n’avait pas le temps) : 4 000 emplois disparus depuis trois ans dans les entreprises de tourisme, des plans sociaux qui s’annoncent gros comme une maison, la crise, quoi…
 » J’en suis consciente et le gouvernement aussi, mais il va falloir donner un grand coup de pouce à la formation « , tout en constatant que les hôteliers et restaurateurs français ne trouvaient pas de collaborateurs dans leurs entreprises.
C’était pas ça, la question, Madame la Ministre… Mais bon, votre dir’com n’avait pas préparé le sujet. Dommage que vous n’ayez pas le temps, dans votre emploi du temps, pour recevoir la presse pro. Ou plutôt, je suis de mauvaise foi, comme d’habitude, que vous préfériez que l’on vous envoie les questions par écrit, afin que votre cabinet écrive les réponses adéquates.

Désolé, mais avec mon emploi du temps de journaleux (c’est pas ministre, sûr), j’aime bien voir mes interlocuteurs et procéder à un entretien en face… Et écrire moi-même !
Si je veux demander son avis à votre dir’com, charmante aussi au demeurant, il me suffit de la contacter. Et encore, elle n’a pas répondu à mon dernier courrier.
Mais, comme elle a l’emploi du temps d’une dir’com de ministre, ça va pas être facile… et moins constructif. Va falloir former une commission…

Dominique Gobert
PS: En attendant, je vous recommande l’excellent billet de Pierre Doulcet, demain main. Lui n’était pas là, mais il a tout compris !





    1 commentaire pour “Edito : SOS… Contact, svp !

    1. Nous savons que la compétitivité du « fabriqué en France » est un des aspects principaux à traiter. Nous devons l’aborder sans tabou, en particulier à travers la mission confiée par le Premier ministre à Louis Gallois, « grand patron » dans tous les sens du terme. Mais le sujet à traiter va au-delà. C’est l’ensemble de nos moyens privés et publics qui doivent être mobilisés pour le redressement. Le ministère des Affaires étrangères y prendra sa pleine part.

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