Comment il faut savoir couper les ponts pour éviter de se faire mal !


julieStylo bic d’une main, papier brouillon de l’autre, clavier surchauffé en face, je suis à fond sur mon programme Chili-Bolivie.

Calculatrice sollicitée, Internet exploité, brochures feuilletées, mon devis est en cours de finalisation et je ne suis pas mécontente de la marge que j’arrive à honnêtement dégager.

Reste à faire valoir mes charmes commerciaux à mes clients, les convaincre que ce circuit est le plus adapté à leurs envies et hop, le tour sera joué.

Encore concentrée entre les idées d’excursions, les propositions d’hôtels et les chiffres à tout va, ma collègue pointe le bout de son nez : « Allez, Julie, on va se prendre un croc. Y’a [bip] qui vient nous rendre visite ! »
J’ai mis bip parce que je refuse de mettre son nom.

Oui, je parle de notre ancienne collègue jeune, pimpante qui a déserté chez un TO trop la classe et qui nous en a mis plein la vue lors de son départ.
Tentative d’esquive ! Trop de taff, encore deux dossiers à finaliser, trois billets à émettre et une super soirée avec des copines à ne pas manquer, donc pas d’heures sup possibles. Tentative avortée !

Ma super collègue a sorti l’argument clé de mon plat préféré (tiens, essayez de deviner et notez vos réponses en commentaires qu’on (que je) rigole un peu) dans notre petit boui-boui habituel du quartier dont le serveur est à tomber.

Je sais, Julie, elle tombe facilement mais juste en admiration, en tout bien tout honneur car aucun n’arriveront jamais à la hauteur de mon doudou à moi !
Alors, j’ai craqué.
Direction la bouffe !

Que voulez-vous, quand on est du Sud-Ouest, on ne se refait pas !
Et la voilà qui nous attend toujours aussi bien apprêtée, large sourire et œil de biche ! Gggrr ! « Apéro » ! Et qu’est-ce qu’on fête ?! Qu’elle a bien fait de partir (ça, elle croit pas si bien dire, je me sens plus zen depuis), que le travail est vraiment plus valorisé là-bas, que les éductours, c’est une évidence pour la direction, qu’il n’y a pas besoin de batailler des plombes, et qu’avec ses tickets-resto super subventionnées, la tournée, c’est pour elle !

Ben, avec la pauvre salade de ma collègue et mon succulent… (ouf, j’ai failli me vendre), elle aurait pu pousser sur l’ensemble du repas.
Allez, Julie, sois pas méchante, tu viens quand même de trinquer gratos !

Demain ça ira mieux. Je vous embrasse bien fort

Julie Labrune. 28 ans
Conseiller en Voyages





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