Des voyageurs chinois déjà en Pôle position


Ctrip, la grande agence en ligne chinoise confirme qu’au cours des dernières années, de plus en plus de voyageurs chinois se sont rendus dans les régions polaires. Les voyages vers l’Arctique sont fréquents. Par contre, c’est une première pour l’Antarctique.

Un avion chinois sur l’Antarctique

Le premier vol venant de Chine vers l’Antarctique a atterri il y a quelques jours. Une nouvelle ère dans la pénétration du marché touristique du Pôle Sud. Le vol, exploité par Deer Jet, filiale de HNA Group, a transporté 22 passagers (majoritairement hongkongais) vers la région la plus méridionale de la Terre.

L’avion a d’abord fait une escale en Afrique du Sud pour se ravitailler. Après l’escale, l’avion a décollé pour un autre vol de près de 6 heures et a atterri avec succès sur une piste de 2 500 mètres sur un aéroport en Antarctique.

Après un repos bien mérité, les passagers devaient prendre un autre avion (Twin Otter DHC-6) pour un vol supplémentaire de cinq à six heures sur le pôle Sud.

Le premier groupe de chinois à débarquer au Pôle Sud

Dans le passé, les touristes chinois qui souhaitaient visiter le pôle Sud devaient réserver des croisières avec des compagnies étrangères. Avant le lancement de ce vol la Chine n’avait pas développé de ressources touristiques et n’avait jamais participé à aucune forme de réglementation du tourisme en antarctique. Désormais, ils ont la possibilité d’avoir leur propre organisation.

Les touristes chinois devraient prendre du poids

Selon l’Association internationale des voyagistes antarctiques (IAATO), la Chine est devenue la deuxième plus grande source touristique sur l’Antarctique en 2016 après les États-Unis, représentant 12 % des quelques 46 000 visiteurs.

Ce n’est qu’un début… car il y a 10 ans, ils n’étaient qu’à peine 100 à fouler la banquise !

L’Antarctique est encore, sans doute, la destination touristique la moins visitée au monde

Les conditions climatiques et le coût des voyages réduisent logiquement le nombre de voyageurs (heureusement). Pour rappel, les voyages peuvent se réaliser uniquement entre novembre et mars.

Cependant, le tourisme dans la région va continuer à croître sans qu’il n’y ait aujourd’hui d’opposition de la part des scientifiques.

Pour le moment le tourisme semble bien géré par l’IAATO. L’association définit, par exemple, combien de personnes peuvent atterrir, à quelle distance rester loin de la faune et même où elles peuvent marcher. Le tourisme serait étonnamment concentré sur des sites couvrant une superficie de seulement 2 kilomètres carrés.

Pour connaitre davantage l’association IAATO : https://iaato.org/home

Serge Fabre





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