Un drone killer pour le contrôle de l’espace aérien des USA


Le drone est devenu un véritable phénomène de société. Ses utilisations semblent infinies. Elles sont seulement limitées par l’imagination de ses utilisateurs. Le drone peut être professionnel ou grand public. Il peut ressembler à un avion sans pilote de plus ou moins grande taille, ou même tenir dans une (grande) poche. Il peut être : quadricoptère, hexacoptère. Bref, c’est une sorte de couteau suisse multifonctions.

Il peut également être un jouet pour les enfants de tout âge. Équipé d’une caméra, il peut devenir cinéaste en permettant des prises de vue unique.
Professionnel, il peut devenir un assistant-technicien efficace pour l’agriculture, la topographie, l’imagerie thermique, les agences immobilières.
Il peut être espion, ou inquisiteur pour des paparazzis. Ou devenir drone de combat et armée, bombardier sans pilote ou tueur de terroristes à distance.
Mais également être livreur : de courrier, de pizzas. Un véritable inventaire à la Prévert.

Mais le revers de la médaille, c’est que ces objets volants non identifiés posent de sérieux problèmes à beaucoup de monde : les aéroports et le contrôle aérien, les forces de police, car des drones sont utilisés par les cartels de la drogue pour surveiller les points de passage de leurs filières à la frontière mexicaine. Ou encore par les autorités pénitentiaires qui ont découvert des drones dealers livrant de la drogue dans les prisons.

Et même, lors d’un important incendie de forêt, un drone a forcé les opérations aériennes de lutte contre les incendies à suspendre pendant plus d’une heure leurs opérations d’évacuation des personnes en danger ou le largage d’eau sur l’incendie. Pour éviter une collision possible avec l’intrus.

Les autorités américaines ont cherché et trouvé une parade efficace.
C’est la société IXI Technology à Yorba Linda, un fournisseur de systèmes électroniques de l’armée américaine qui a trouvé la parade : le « drone killer. »

Un appareil électronique qui ressemble à un radar pistolet, et qui est capable de neutraliser tout drone gêneur en plein vol et de le ramener au sol en prenant le contrôle de l’engin à la place de son utilisateur. Avec un angle de visée de 30°, il lui est facile de prendre le contrôle de sa cible.
Un gadget de 30 000 € qui semble avoir trouvé son public. L’armée et les forces de police, le SWAT, les équipes de recherche de personnes disparues. Les utilisations sont nombreuses.

La bataille des airs se dessine entre les forces en présence.
Le drone killer est conçu pour prendre le contrôle de plusieurs centaines de drones télécommandés connus.

Aux États unis l’activité des drones est peu réglementée. La force publique devrait rapidement interdire les drones survolant des écoles occupées et certains autres lieux publics sensibles.

François Teyssier





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