Tourisme en zones à risques, quelles précautions à prendre ?


Quand on voyage il faut s’informer des conditions de sécurité des destinations visitées. Les tragiques prise en otage et libération, au nord du Bénin et au Burkina Fasso, de deux touristes français, doivent inciter les voyageurs à consulter le site « conseils aux voyageurs » du Ministère des Affaires Etrangères et à s’inscrire sur la plateforme Ariane.

Les Entreprises du Voyage fortement mobilisées

Les voyageurs potentiels étaient avertis des risques d’enlèvement et du caractère « formellement déconseillé » « ou déconseillé sauf raison impérative » de la zone frontalière du parc du Pendjari. On peut alors imaginer que les terroristes n’arrêtent pas leur action à la limite de la zone délimitée par le Ministère des Affaires Etrangères.

Les Entreprises du Voyage invitent également les voyageurs à prendre conseil auprès d’un professionnel « immatriculé » (L’immatriculation par « Atout France » nécessite une garantie des fonds déposés par les clients et une assurance responsabilité civile) et à ne pas se satisfaire des avis et recommandations de plateformes type « Trip Advisor » dont la responsabilité n’est pas engagée pour les voyages qu’elles promeuvent.

Les professionnels du voyage se réfèrent au site du Ministère des Affaires étrangères pour organiser et adapter leurs programmes de voyages.

Ils sont tenus, de par la loi, à une obligation d’information et à un niveau de responsabilité très élevé (« de plein droit ») en cas de dommage subi au cours du voyage.

Tout en reconnaissant la qualité du travail, plutôt pointilleux et documenté, de la cellule « conseils aux voyageurs », les Entreprises du Voyage sont défavorables à une large extension des zones « rouges et oranges », déconseillées « formellement » ou « sauf raison impérative ».

Cette extension, qui relève de la sur-réaction à la suite d’un évènement dramatique, ferait perdre leur pertinence aux mises en garde du Ministère des Affaires Etrangères et les décrédibiliserait.

Concernant le Sri Lanka, le SETO (Syndicat des Entreprises du Tour Operating), s’est à nouveau réuni hier en cellule de crise avec les principaux tour-opérateurs programmant le Sri Lanka.

A l’issue de cette réunion, le SETO recommande à ses membres de reconduire les dispositions prises le 28 avril 2019 (concernant les départs jusqu’au 16 mai)

et de les appliquer jusqu’au jeudi 6 juin 2019 inclus et ce dans contexte où le MEAE mentionne sur son site de Conseils aux Voyageurs que « la situation est en cours de normalisation » .





    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur le même sujet

Buenos Aires dans le tempo de sa croissance touristique

Buenos Aires dans le tempo de sa croissance touristique

1205 vues
20 mai 2019 0

La capitale argentine, « la ville de toutes les passions », a accueilli 2...

Golf : Une Terre Blanche pour les amoureux de la petite balle

Golf : Une Terre Blanche pour les amoureux de la petite balle

1679 vues
17 mai 2019 0

Le grand chic, c’est de taper la balle au golf à la Terre Blanche....

Royaume uni : Un Royal baby excellent aussi pour le Tourisme

Royaume uni : Un Royal baby excellent aussi pour le Tourisme

1749 vues
10 mai 2019 0

Si vous regardez la télévision ou si vous regardez les informations sur votre tablette...