Thomas Cook Scandinavia racheté en totalité


C’est au siège du Groupe Ving, la filiale scandinave de Thomas Cook, et sous les applaudissements du personnel que mercredi (30 octobre) Petter Stordalen a annoncé le rachat complet du Groupe Ving par sa société Strawberry Group associée à deux autres sociétés d’investissements, Altor et le britannique TDR Capital. À eux trois ils apportent un investissement de 618 millions de dollars. Strawberry Group et Altor prennent chacun 40 % du Groupe Ving et TDR Capital les 20 % restants.

Et Petter Stordalen de préciser « la compétition fut rude, mais nous étions les seuls à proposer une reprise totale et complète des activités de Thomas Cook dans toute la Scandinavie« .

L’ensemble de ces activités était rassemblé au sein d’une entité indépendante le Groupe Ving (Vinggrupen).

Le Groupe Ving emploie 2.300 personnes, avec les agences de voyages Ving Travel, les marques Globetrotter Sverige, Spies Travel, Tjareborg et une compagnie aérienne Thomas Cook Scandinavia Airlines en plus de quelques hôtels.

Pour Magnus Wilkner, le PDG du Groupe Ving, « il était extrêmement important de trouver un investisseur qui ait la compétence stratégique et la solidité financière pour devenir un excellent propriétaire à long terme« .

Et Petter Stordalen d’ajouter « Ving a toujours été une compagnie solide. La vérité est que Ving a toujours bien travaillé tandis que Thomas Cook (sa maison mère, ndlr) avait tout faux. »

Le Groupe Ving qui en 2018 était largement bénéficiaire (100 millions d’euros) a annoncé que ses programmes continueraient comme à l’accoutumée même pendant cette période de transition. Business as usual !

Et déjà un nouveau nom a été choisi pour l’ancienne compagnie aérienne Thomas Cook Airline Scandinavia, filiale de Ving, dont les avions porteront désormais la nouvelle marque Sunclass Airlines.

La compagnie qui est spécialisée dans les vols charters touristiques, a son siège social au Danemark et elle possède une flotte de 12 appareils.

En s’appuyant sur une rentabilité réelle, elle a su obtenir la confiance des banques et de ses créanciers ordinaires, et ainsi comme Condor en Allemagne, elle a pu continuer à faire voler ses appareils.

Ainsi parmi les ruines laissées par la chute du groupe britannique Thomas Cook, il est réconfortant de voir qu’il y a de belles pépites à sauver et qu’il y a encore des investisseurs honnêtes prêts à prendre des risques financiers pour les relancer.

Mais il y aura toujours d’autres « investisseurs » à court terme qui promettront tout et la lune avec, avec l’idée de faire de jolis bénéfices rapides même si cela doit mener à la disparition d’entreprises et à la mise au chômage des employés.

Frédéric de Poligny





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