Taxix vs UNCC : tout n’est pas encore réglé


L’UNCC met en garde les clients parisiens contre le nouveau service uberPOP proposé par UBER à partir du 5 février 2014.

« UBER prétend désormais mettre en relation des particuliers entre eux pour être transportés sur des trajets à Paris. L’UNCC rappelle qu’au soir du Réveillon du Nouvel An à San Francisco, une fillette de six ans a été mortellement blessée par un chauffeur connecté à la plateforme UBER. Au-delà de ce drame, la question de la responsabilité dans un modèle d’économie de partage est posée. Chez uberPOP, tous les chauffeurs seront des particuliers : dans ce cas qui sera responsable de la sécurité à garantir au client ? »

Le transport public de personnes à titre onéreux exige de souscrire à une police d’assurance professionnelle, « il s’agit d’une activité réglementée et contrôlée, pour laquelle chaque chauffeur est identifié par le Ministère de tutelle » rappelle Michael Beck, Vice-Président de l’UNCC.

Il ajoute « de nombreux chauffeurs s’inquiètent de la pression financière supplémentaire qui viendrait dégrader encore un peu plus leurs conditions de rémunération. La réduction des marges se faisant à leur détriment on ne peut que redouter une forme d’incitation à la non déclaration de revenus ».

En outre l’Union interpelle les pouvoirs publics sur le risque de développement d’un « racolage électronique institutionnalisé » qu’encouragerait cette nouvelle pratique à Paris, à proximité des gares et des aéroports dans un climat de tension extrême. « Il s’agit d’un véritable appel d’air aux taxis clandestins sans emploi en quête de revenus faciles, ainsi qu’au recyclage de chauffeurs radiés par la Préfecture pour comportements fautifs préjudiciable à la clientèle, tout comme aux professionnels de la route, taxis comme VTC » insiste Pierre Peyrard, Président de l’UNCC.

Si le covoiturage est une pratique intéressante qu’il convient de développer notamment dans les zones à forte densité de trafic automobile, l’Union rappelle qu’il est « interdit au chauffeur particulier de dégager un bénéfice pour cette activité dont les revenus doivent être déclarés au plan fiscal ».

L’Union observe également l’impunité de la société UBER au regard de la loi chaque jour bafouée, « le prix forfaitaire n’est pas clairement annoncé à la commande pour le service VTC, comme stipulé depuis le décret du 30 juillet 2013 » ajoute Yanis Kiansky. Secrétaire Général de l’UNCC.

Enfin l’UNCC dénonce une concurrence agressive à l’égard des chauffeurs de taxi dont le montant de la course minimum (6,86 €) fixé par le Ministère de l’Economie et des Finances est supérieur à celui de la course minimum (4 €) affiché par la société UBER dans son communiqué pour le service uberPOP.





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