Salaün Holidays prend racines


Après un premier engagement de 500 arbres plantés en 2016, puis 700 en 2017, Salaün Holidays mettra en terre 1300 arbres cette année. En Bretagne, sa terre mère pour compenser son carbone à travers la planète. Sur Madagascar, ce sont encore des Bretons qui apportent la solidarité du TO.

Pour planter ces 2500 arbres, Michel Salaün, président du groupe, s’est appuyé sur Ecotree, une jeune start-up née à Brest (Finistère) pour aider les entreprises éco sensibilisées à résorber leur impact sur l’environnement. Salaün Holidays fut la première à lui faire confiance et aujourd’hui, une quarantaine de sociétés importantes ont suivi ses pas.

« Ce qui m’a séduit fut le principe de planter des arbres en Bretagne même, notre terre d’origine, explique Michel Salaün. Des propositions de réponse au carbone existent un peu partout mais pas facile de vérifier ce qui ce fait : cette fois avec Ecotree, on sait où ça se fait et on peut aller voir les arbres en question. »

La start-up rachète des terres en déshérence en Bretagne suite à des successions ou des multi propriétés pour les revaloriser et rhabiller des hectares en bois afin de permettre à des entreprises de compenser leur bilan carbone.

Un compteur permet de savoir combien de CO2 a été absorbé par les arbres financés par chaque entreprise. « Si tout le monde s’y met, le bénéfice pour l’environnement sera évident, confirme Michel Salaün. Cela conforte notre démarche de tourisme durable et solidaire. »

Madagascar-Bretagne, des liens pour demain

La solidarité, ce n’est pas nouveau chez Salaün. Depuis dix ans, le TO s’est engagé dans des projets en Ouzbékistan, Vietnam, Inde, Afrique du Sud ou Pérou. Il y a quatre a débuté un partenariat avec Amitié Madagascar-Bretagne, ponctué la semaine passée d’un nouveau chèque de 3500€.

« Nous travaillons vers les domaines de l’éducation avec, entre autres, 450 enfants scolarisés, un centre de formation en milieu rural qui permet de fixer l’activité sur place, et bien sûr dans la rénovation ou la construction de nouvelles écoles, explique Xavier Guiavarc’h, le président.

« Sans oublier des actions de santé avec, par exemple, l’extraction de 1000 dents en 6 jours dans un village ou la réception en Bretagne de délégations malgaches malgré la difficulté croissante à obtenir des visas. »

En quatre années, Salaün Holidays aura apporté à ces opérations plus de 15 000€. « Un circuit baptisé Madagascar Autrement a été mis sur pied, poursuit Michel Salaün. Sur chaque voyage, 20€ du coût sont reversés à l’association sans que le touriste ne paye davantage. Et sur le terrain, il peut voir concrètement à quoi servent les fonds collectés. »

Un plus humain dans un pays où les horizons ruraux et maritimes sont époustouflants et suffiraient à eux seuls à embarquer à bord d’un avion.

Yves Pouchard





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