Rien ne va plus dans les casinos de la Côte d’Azur


Avec près de 15 établissements qui s’égrènent sur 60 km de littoral, la  Côte d’Azur a depuis longtemps fait le plein en nombre d’établissements de jeux. Malheureusement la crise économique et les jeux en ligne bousculent aujourd’hui les tapis verts.

Certains casinos sont en difficultés. Il y a quelques mois celui de Grasse fermait ses portes. Aujourd’hui l’Eden Beach au cœur de la station de Juan les Pins voit son avenir menacé.

L’appel à candidature lancé par la ville en 2014 pour cet établissement implanté au sous-sol de l’Hôtel Méridien n’a pas mobilisé les acteurs du marché.

Pour rappel, le groupe Partouche, qui exploite le casino avait vendu son hôtel au groupe Chetrit LLC pour la somme de 30 millions d’euros.

Mais la famille Ferrante s’est retirée. Et le groupe Partouche qui l’exploitait propose des conditions jugées inacceptables par la commune.

L’avenir de l’établissement, véritable locomotive de la station, est aujourd’hui incertain. Or un repreneur doit être choisi pour une concession qui démarre au 31 janvier 2016.

Antibes Juan les Pins quand à elle bénéficie sur son territoire de deux établissements de jeux : La Siesta exploité par le groupe Joa et l’Eden Beach Casino (groupe Partouche).

La concession des deux établissements s’achevait en janvier dernier. Et la ville avait lancé un appel d’offres sur ces établissements pour une nouvelle délégation de service public.

Pour l’Eden Beach un seul candidat s’était positionné en l’occurrence son gestionnaire actuel le groupe Partouche mais ce dernier proposait de ramener le taux de prélèvement pour la commune de 15 % à 5,5 %. Cette redevance, pour la commune, finançant le développement touristique, culturel, sportif et artistique de la ville.

La ville a donc finalement rejeté cette proposition, prolongeant la concession jusqu’en janvier 2016 pour relancer un nouvel appel d’offres. Le groupe Ferrante et Partouche s’étaient portés candidats.

Ferrante a renoncé car son projet consistait à déménager l’établissement vers un autre hôtel. Opération qui n’a pu aboutir.

Reste le groupe Partouche avec une nouvelle proposition, mais le maire d’Antibes, Jean Leonetti avait averti que si la seconde proposition était identique ou supérieure à une réduction de 10 % de la redevance communale, il ne donnerait pas suite entraînant de facto la disparition du casino de Juan les Pins.

Le sort du casino et de ses 80 salariés est donc lié à ce bras de fer entre Partouche et la ville.

Quoi qu’il en soit si un accord est trouvé, le groupe sera désormais locataire et l’équilibre financier sera plus délicat car l’ensemble des casinos, notamment ceux de la  Côte d’Azur, doivent faire face à une baisse de recettes. Concession ou pas….

Michel Bovas





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