On a testé pour vous le city break safe tourisme à Istanbul. En vrai.


Reconnue comme une des plus belles métropoles de la planète, Istanbul se veut aussi la plus secure. Face à la covid-19, des protocoles sanitaires y ont été engagés bien avant d’autres villes européennes. Résultat : on vous y accueille sans test préalable mais en tout contrôle pour la sérénité.

TGA, l’autorité de développement du tourisme, (qui a été initié le « safe tourism certificate » très rigoureux indispensable aux établissements recevant du public), et le ministère ont joué cartes sur table : venez et constatez en toute liberté.

Déjà dans l’avion de Turkish Airlines au départ de Paris, une pochette avec un masque et une serviette de solution hydro-alcoolique est offerte à chaque passager.

Puis à bord, un formulaire est à remplir qui, dès notre arrivée, nous donnera sur nos portables les explications du suivi sanitaire et une assurance de couverture médicale en cas d’éventuelle contamination.

Dans les rues et lieux clos, tout le monde porte un masque ; à l’entrée de tout commerce ou restaurant, on vous prend la température sur le poignet ou le front (les fiévreux sont interdits d’accès) ; les couverts au
restaurant sont amenés sous enveloppe individuelle stérilisée ; une distanciation écarte les tables ; sur chacune, un flacon de gel hydro-alcoolique ; partout, des postes de distribution du même gel ; au abord des sites les plus fréquentés, des sens d’entrée et sortie…

Une vigilance pas rencontrée jusqu’alors ailleurs qui plait aux touristes français rencontrés au hasard des hauts lieux historiques.

« Nous avions besoin d’un bol d’air et après avoir cherché où nous rendre facilement, sans contrainte d’un test PCR préalable à 48 ou 72h alors que les labos français ne pouvaient pas nous le faire, nous avons craqué pour Istanbul, raconte ce couple d’Isère venu avec ses deux ados, émerveillé au Palais de Topkapi.

C’est peut-être étonnant mais avec les normes appliquées ici, on se sent plus en sécurité que chez nous. Et on va poursuivre par quatre jours en Cappadoce, tout aussi tranquillisés. »

Secure, gourmande et toujours surprenante

Métropole en perpétuel changement pour s’inscrire dans la modernité et valoriser ses historiques monuments emblématiques, Istanbul est un
tourbillon de vie et de convivialité.

Sur terre comme sur son Bosphore, sa Corne d’Or ou ses Iles aux Princes. Une belle part de l’histoire du
monde s’est écrite ici, de la Rome païenne à celle chrétienne de Constantin et bien sûr depuis la conquête par Mehmet II.

Byzance, Constantinople, Istanbul… quelque soit le nom donné à la cité au long des siècles, elle a imprégné l’inconscient collectif bien au delà des
frontières du pays.

Et ne parlons pas du kebab, devenu un plaisir gastronomique sur tous les continents de la planète.

Les drastiques normes sanitaires en vigueur sur la ville lui ont permis de garder, voire améliorer, la réputation des tables locales.

Aux sommets des immeubles, de plus en plus fréquentés, aux rives du Bosphore, havres de sérénité, les chefs cuisiniers d’Istanbul rivalisent de créativité comme au Mürver de Karaköy, au réputé Lacivert sous le pont Fatih Sultan Mehmet que l’on rejoint avec plaisir en bateau, ou au Konyali dans l’enceinte de Topkapi, découvert avec les explications savantes et ludiques à la fois de notre guide Dinç Tümerkan.

De l’autre côté du pont de Galata, au hasard de la fréquentée avenue Istiklal et ses boutiques branchées, qui amène à la place Taksim, voici Kilian et Manuella, jeune couple de Parisiens, attablé dans un kebab.

« On s’est décidé sur un coup de tête en cherchant à s’évader sans contraintes aux frontières. Nous sommes arrivés sans apriori et franchement, nous savons déjà que nous reviendrons un jour en saison estivale pour découvrir d’autres facettes de cette ville surprenante. »

La surprise sécurisante s’il y en avait besoin davantage viendra pour nous au retour sur le territoire français : à l’aéroport de Charles-de-Gaule, quatre jours après notre départ, contrôle covid-19 obligatoire. Nous y souscrivons bien sûr de bonne grâce, prudence prime.

Et 24h plus tard, le verdict tombe sur nos portables : négatifs. Même pas étonnés après l’environnement sécurisé que nous avons connu dans la belle Istanbul.

Yves et Sylvie Pouchard





    6 commentaires pour “On a testé pour vous le city break safe tourisme à Istanbul. En vrai.

    1. Après tout tous ces pays qui au travers de manifestations de masse ont appelé à boycotter les produits français, partons aussi du principe qu’ils boycottent nos touristes . Un moment il faut soit assumer les paroles des dirigeants, soit les rejeter. La destination est peut être merveilleuse mais il y en a plein comme cela qui méritent tout autant d’être visitées sans que la France ne soit aussi peu considérée. Ces gens ne mélangent ils pas religion et économie ?

    2. Ne mélangez pas politique et tourisme.
      Soyez plus intelligent !!! Vous ne pouvez pas blâmer une destination à cause de son dirigent. Le peuple lui, n’a rien demandé et la destination est tout simplement merveilleuse.
      Quand la France se salit les mains au Rwanda c’est pas pour autant qu’on la boycotte non ????
      Réfléchissez et voyez plus large…,,

    3. Scandaleux de soutenir un pays qui a à sa tête un dictateur terroriste qui envoie les migrants infestés du Covid vers Evros, la frontière grecque ( voir émeutes du printemps), migrants pour lesquels il a été payé par l’Europe pour subvenir à leurs besoins et les loger dans des camps corrects, personnage politique qui veut élargir ses frontières et ne respectent pas le domaine maritime, qui déploient en Europe des organisations terroristes islamistes sous divers noms

    4. scandaleux.
      Une presse qui continue à profiter de voyages probablement gracieux pour proposer une destination autrefois merveilleuse et aujourd’hui dirigée par un terroriste qui menace notre pays par ses déclarations.

    5. A moment donné, il faut bien prendre en compte la situation géopolitique et politique. Est-ce bien raisonnable d’apporter une contribution économique en visitant un pays en pleine dérive démocratique ? Pour moi la réponse est non.

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