Les résidences de tourisme urbaines dans le dur


Le marché des résidences de tourisme urbaines se porte bien, merci. Une étude du cabinet In Extenso Entre ouvertures et sorties du parc, l’offre de studios et appartements continue de croître légèrement (+2,7%) tout en se structurant autour des grands opérateurs du secteur. Comme en 2011, la hausse des chiffres d’affaires est quasiment généralisée. En régions, l’évolution des indicateurs de performances commerciales traduit une perméabilité croissante entre hôtellerie traditionnelle et résidences urbaines.

Le cap des 600 résidences a été franchi en 2012

Au 1er janvier 2013, la France comptait 606 résidences urbaines pour un total d’environ 51 500 studios et appartements (+2,7 % sur un an). A la même date, la moitié des établissements avaient opté pour une homologation « résidence de tourisme » sur la base du nouveau référentiel en vigueur depuis juin 2010.

39 résidences ont été mises en marché au cours de l’année 2012, représentant plus de 3 200 logements. Ces nouveaux produits, plus modernes et très souvent adossés à une enseigne spécialisée, tendent à pousser hors du marché des résidences plus anciennes ou moins bien localisées. On compte ainsi une trentaine d’établissements sortis du parc au cours de l’année : fermetures suite à une défaillance ou une rupture de bail, recentrages vers le marché des résidences étudiants ou, pour quelques cas en région parisienne, reconversions en hôtels. Ce phénomène de substitution explique la jeunesse du parc : près de 40% des studios et appartements sur le marché datent de moins de 5 ans.

L’offre francilienne a globalement peu évolué en 2012 (+1 %) : la stagnation ou le recul de la capacité d’accueil à Paris, La Défense et Marne-la-Vallée ont été compensés par des développements dans le nord, le sud et l’ouest de l’Ile-de-France, où davantage d’opportunités foncières s’offrent aux développeurs.

En régions, l’offre de logements en résidences urbaines a connu une croissance moyenne de 3 % l’an passé. Ce taux varie fortement d’une destination à l’autre, atteignant 5 % à Nantes et Lyon, 8 % à Strasbourg ou encore 10 % à Grenoble.

Sur l’ensemble de l’année 2013, une trentaine de nouveaux produits devraient être mis en marché, pour un volume de logements qui devrait encore dépasser les 3 000 unités.





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