Les hôteliers cannois mobilisés face à la crise et à la concurrence


Proximité du festival du film en mai oblige, les hôteliers cannois, à travers leur syndicat, font entendre quelques revendications depuis la concurrence déloyale d’Airbnb jusqu’à la réglementation des plages en passant par les centrales de réservation, l’accessibilité pour les handicapés ou les normes de sécurité.

Michel Chevillon, président du syndicat des hôteliers de Cannes, déplore ainsi : « Aux problèmes conjoncturels comme la crise économique ou le terrorisme s’ajoutent nombre de sujets de préoccupations. »

Michel ChevillonSelon le président, la concurrence d’Airbnb menacerait directement 20 à 30 établissements du bassin cannois. Or la présence d’un potentiel hôtelier important est plus que nécessaire pour continuer à accueillir l’hiver les grandes manifestations professionnelles comme le Midem, le Mipim ou le Mapic. D’autant que le syndicat a signé en novembre dernier un accord avec le Reed Midem, qui gère ces grands salons professionnels, pour améliorer cette offre hôtelière.

Christine Welter, vice-présidente du syndicat et directrice de l’hôtel Cavendish, souhaite qu’Airbnb se mettent en conformité avec la loi pour jouer une concurrence plus loyale vis-à-vis de l’hôtellerie traditionnelle. Les centrales de réservation sur Internet sont toujours dans le collimateur. «  Si la Loi Macron permet aux hôteliers de fixer leurs prix les sites doivent faire le ménage et notamment vis-à-vis de propriétaires qui se déclarent en 4 et 5 étoiles avec des offres très concurrentielles ».

Enfin le décret plage de 2006 fait planer un risque économique sur la Croisette où les plages privées jouent un rôle essentiel dans l’animation de la ville notamment via leur offre restauration. Selon le syndicat six plages privées pourraient disparaître causant la perte de 500 emplois, de 9 millions d’euros pour la Ville mais aussi une animation plus réduite aux participants aux salons.

Plus offensif, le syndicat des hôteliers cannois se rendra en mai en Russie, Biélorussie, Azerbaïdjan et Kazakhstan pour tenter de faire revenir cette clientèle à haut pouvoir d’achat nécessaire à l’offre hôtelière cannois et aussi à son commerce de luxe. La Croisette avec son offre enseigne est désormais comparable à la 5 e Avenue ou au Faubourg St Honoré à Paris.

Michel Bovas





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