Le Mont ST Michel pourrait marcher plus !


Avec son abbaye classée au patrimoine mondial de l’Unesco en son sommet et sa cinquantaine de commerces à sa base, le Mont Saint-Michel est une source de profits juteux et convoités.

L’édifice religieux, payant, attire à lui seul, 1,3 des 2,5 à 3 millions de touristes qui viennent chaque année au mont. Près de 270.000 Japonais d’ailleurs le visitent tous les ans tandis que seules 25 personnes, dont 14 moines, résident à l’année sur le rocher.

Avec 10 millions d’euros de chiffre d’affaires, l’abbaye fait partie des cinq Monuments nationaux bénéficiaires – hors travaux -, sur 96. Elle est le 2e monument national le plus visité derrière l’Arc de Triomphe. Le château de Versailles ou la tour Eiffel, qui ne sont pas des monuments nationaux, sont loin devant.

Et pourtant tout n’est pas rose : les employés du Mont, en grève, espéraient bien profiter de l’occasion du Tour de France le week-end dernier pour médiatiser leurs revendications.

Flash -back. Depuis le 28 avril 2012,  » dans le cadre des travaux de désensablement du Mont-Saint-Michel, les touristes ne peuvent plus se garer au pied du mont, où le parking était auparavant gratuit à partir de 19 heures« , rappelle Philippe Cathonnet, d’Agir ensemble pour le Mont-Saint-Michel et porte-parole du collectif Baie du Mont-Saint-Michel.

Actuellement, le prix du nouveau parking, situé sur la côte à environ deux kilomètres du mont, est de 8,50 euros pour la journée, et de 3 euros le soir, a précisé M. Cathonnet.

Mais ce tarif va passer à 12 euros la journée, et 6 euros le soir, dès le 3 juin. Cette augmentation est le fruit d’une négociation entre Laurent Beauvais, président PS de la Basse-Normandie et du syndicat mixte du Mont et Veolia, à qui a été confiée la gestion du parking et l’acheminement des visiteurs au mont avec des navettes.

La hausse a été justifiée par le fait que les navettes partiront, à partir de cette date, du parking alors qu’actuellement les touristes doivent marcher au moins 900 mètres avant de les emprunter.

Depuis le 3 juin, ces dernières, qui transportaient les salariés du parking jusqu’au pied des remparts, ont disparu.  » Maintenant, lorsque nous commençons la journée, nous devons d’abord marcher 300 mètres pour prendre la navette, qui nous dépose à 400 mètres des remparts. Ensuite, pour ceux qui travaillent comme moi à l’abbaye, nous avons encore une ascension qui équivaut à dix-huit étages« , déplore Serge Poisson, technicien du service culturel au Mont et secrétaire de section CGT

Du côté des institutions locales (région Basse-Normandie, le conseil général de la Manche, ainsi que la région Bretagne), on assure que si la grève perdure, c’est  » parce qu’une minorité de salariés fait systématiquement blocage » aux offres du syndicat mixte.

 » Nous avons proposé aux salariés de mettre en place vingt-quatre navettes, spécialement pour eux, exactement comme avant. Pour l’instant, elles ne peuvent pas les déposer au pied du Mont à cause des travaux. Mais dès le 22 juillet, elles le feront à nouveau« , assure-t-on au syndicat mixte.

Du côté du Centre des monuments nationaux (CMN), l’organisme public employeur des grévistes, Philippe Belaval, président de l’organisation, déplore l’impact financier des telles actions.
 » Ce mouvement extrêmement long a porté atteinte aux finances de l’établissement. Nous estimons les pertes à plusieurs centaines de milliers d’euros, probablement plus de 500 000 euros« , affirme-t-il.





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