La covid-19, cette microscopique tueuse de tourisme


Déjà plus d’un million de morts dans le monde dont plus de 30 000 en France. Le secteur du transport, du tourisme et des voyages, totalement sinistré. Le millésime 2020 du virus est efficace. Ce sont les chiffres officiels. Ce constat est terrible, sans appel, traumatisant. Alors, il faut l’expliquer. Toutes les tragédies ont des effets collatéraux, rarement pris en compte.

Résumons-nous :
La santé et l’économie mondiale sont mises à mal, «un mal pour un bien», car, après l’éradication du virus, tous les pays devraient redémarrer à égalité au terme de cette épreuve. Mais certains seront plus égaux que d’autres. Les plus forts, les plus astucieux, les plus motivés ou les plus opportunistes repartiront plus rapidement vers le monde nouveau tant espéré. Je me demande comment la France sortira de ce guêpier.

Je pense que ce sera la sélection naturelle qui s’appliquera. L’évolution des espèces dans un monde qui évolue en fonction des conditions de son environnement et qui opère un tri au sein d’une espèce et favorise son adaptation.

«J’ai donné à ce principe, en vertu duquel une variation si insignifiante qu’elle soit se conserve et se perpétue, si elle est utile, le nom de sélection naturelle.» Charles Darwin.

À une toute minuscule échelle, ce sera exactement le même processus dans le monde du voyage. Les plus forts resteront.

Car tôt ou tard cette situation se décantera. Reste à savoir quand et comment. Ce sera certainement la fin d’une innocence pour la profession. Le moment de grandir.

Autre préjudice collatéral, les dommages psychologiques sur les personnes. Les salariés, privés de travail, perdant leurs repères, isolés de leurs entreprises, de leurs clients. Dans le flou le plus total, car dépourvus d’objectifs, d’informations sur leur avenir, beaucoup de salariés d’agences de voyages, ignorent leur avenir. C’est déstabilisant. Mais ils sont rémunérés pour survivre en attendant. Mais en attendant quoi ?

Comme l’écrivait si justement Jean de la Fontaine : «Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.» Les autorités qui nous gouvernent en tête, inadaptés au quotidien.

En retard avec la réalité du terrain. Préoccupés, par une communication qu’ils maitrisent difficilement. À leur décharge, ils évoluent, comme nous tous dans un monde en pleine déliquescence. Mais mon propos devient politique et ce n’est pas mon ambition. Cela fait souvent plus de mal que de bien.

Beaucoup de gens sont malades, des vraies pathologies, souvent non ou mal prises en compte, car la Covid-19 est devenue la préoccupation majeure du moment qui remplit le trop peu de lits de réanimation des hôpitaux au détriment des autres maladies. Les délais médicaux s’allongent.

Pourtant le virus n’est pas le tueur le plus efficace, mais il occulte tout le reste. Parfois, il faut savoir raison garder.

D’autres maladies, plus sournoises, sont psychosomatiques : dépressions, anxiété, troubles du comportement, boulimie, anorexie et j’en passe…

Pendant ce temps, le gouvernement se félicite d’être du titre de champion des tests de dépistage de la Covid-19 (La France teste 91 fois pour un cas de Covid-19 détecté. Elle effectue plus d’un million de tests par semaine.) L’une des principales explications de l’expansion des infections en France.

Par contre, personne ne précise que le nombre de décès lié au virus est relativement beaucoup plus faible en proportion.
Un titre que personne ne devrait nous envier, car cette «vocation» est tardive et a permis le développement d’une paranoïa et d’une hystérie liée au résultat des tests de dépistage.

Ce qui ramené à notre profession met en valeur l’encombrement des laboratoires d’analyses qui sont saturés par une foule de personnes qui veulent savoir si elles sont malades ou non de la Covid-19. Certains passent la nuit à attendre avant de se faire dépister d’autres se testent très régulièrement.

Ce qui peut compromettre les départs des rares touristes qui ont besoin de faire des tests PCR qui sont exigés par de nombreux pays qui proposent des vacances idylliques masquées et distanciées et parfois confinées. Quelle époque épique.

Alors que pendant ce temps, à Saint Étienne, 150 étudiants s’entassent dans un appartement de 60 m2 pour faire la fête. 10 % sont contaminés. Une autre forme de record. Live or let die ?

François Teyssier





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