Google Maps reste gratuit pour les particuliers


Les titres sont parfois trompeurs mais incitent à la lecture. Inutile de faire peur aux lecteurs ; l’utilisation de Google Maps reste gratuite pour les particuliers. Par contre, certains changements apparaissent pour les développeurs et les entreprises qui utilisent « massivement » Google Maps pour leur localisation. La dépendance à l’écosystème de Google a désormais un prix !

Il fallait s’attendre à quelques changements

Google se rémunère grâce à la publicité. Ils ont créé Google Maps pour aider le consommateur mais surtout pour que des enseignes puissent être localisées facilement. On peut nommer cela de la publicité. Auparavant, les entreprises qui utilisaient fortement Google Maps payaient mais à partir d’un seuil très important.

Aujourd’hui, Google fera payer ces entreprises à partir de seuil beaucoup moins élevés. C’était prévisible compte tenu de son succès.

Google Maps Platform prend le relais

Concrètement, à partir du 11 juin prochain, la version gratuite de l’API n’existera plus et il faudra se tourner vers la Google Maps Platform.
Sa nouvelle tarification basée sur les « appels » de l’API Javascript.

Jusqu’à présent, l’offre standard incluait 25.000 « appels gratuits » par jour. Ce volume sera le même mais pour une période d’un mois.

La tarification se fait ensuite au pack de 1 000 vues supplémentaires et est dégressive une fois un certain palier atteint. On retrouve la tarification sur ce lien : https://cloud.google.com/maps-platform/pricing/sheet/

Un changement qui concerne d’importantes structures

Le site www.numerama.com a interrogé Fabien Nicollet, développeur spécialisé sur les applications professionnelles cartographie pour
« Business Geografic ». Il confirme que les gros utilisateurs de Google Maps ne risquent rien : ils paient déjà Google pour une utilisation massive de données de géolocalisation.

La principale difficulté réside dans la rapidité de mise en place

Pour toutes les entreprises de taille moyenne dont le cœur de métier est la cartographie, cela ne laisse qu’un mois pour se préparer. Et les options ne sont pas nombreuses : le concurrent « Open Street Maps » (OSM) ne propose pas autant de services que Google Maps.

OSM peut être gratuit, mais il ne propose pas ce que Google Maps propose : géocodage, itinéraire, Street View, Google Places, etc. »,
précise Fabien Nicollet.

Cette décision de Google doit se transformer en opportunités

Google est omniprésent aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels. Il est temps de se poser des questions particulièrement en Europe. Pour les gros utilisateurs, les coûts annoncés par l’entreprise américaine sont prohibitifs. Il est temps que les Européens développent une offre réelle aussi bien sur la cartographie que la recherche sur le web. Il faut arrêter de se lamenter.
En attendant, il y a des solutions

Le temps est venu de découvrir les nombreuses solutions comme : switch2osm, leaflet, OSRM, GraphHopper, uMap, addok, photon, OpenMapTiles. Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à lire un post très riche écrit par Christian Quest (en français) :
https://medium.com/@cq94/dont-be-evil-until-95f2e8dfaaad

Serge Fabre





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