Fram se bat contre le temps
19 septembre 2013 Rédaction Aucun commentaire Production Air France, Fram, Frameco, Framissima, Georges Colsaon, Marie Christine Chaubet, Rotschild, Thierry Miremont, Transavia 4017 vues
Thierry Miremont, le nouveau patron de Fram, a présenté son plan de transformation du groupe qui doit maintenant être avalisé par le conseil de surveillance.
L’objectif est connu : le groupe toulousain a impérativement besoin d’argent frais pour faire face à ses échéances de l’année 2013 ainsi que 2014.
« J’ai besoin de quelques dizaines de millions d’euros« , a-t-il confié à la presse en précisant : » Nous ne sommes pas au bord du dépôt de bilan« .
Ce montant, selon Thierry Miremont doit servir non seulement à couvrir les pertes d’exploitation de l’actuel exercice mais également à préparer la saison prochaine qui s’annonce malgré tout très compliquée.
» Nous allons mettre en vente certains actifs non stratégiques, introduire de nouveaux investisseurs dans le capital et redéfinir clairement nos objectifs de marché « .
Fram possède des établissements hôteliers (12) en Tunisie, en Espagne et au Maroc et devrait, selon le président, » pouvoir s’en sortir sans trop de casse « .
En 2012, la perte d’exploitation consolidée s’élevait à 22,6 millions d’euros, après déjà 19,6 millions en 2011 et 9 millions d’euros en 2010.
Le plan prévoit en 2016 un bénéfice d’exploitation représentant 5 % du chiffre d’affaires.
Concernant les investisseurs potentiels, Thierry Miremont rappelle que le mandat confié à la banque Edmond de Rothschild devrait permettre » d’ouvrir le capital d’ici décembre 2013 » et n’exclut pas une sortie des actionnaires historiques Marie Christine Chaubet (40 %), Georges Colson (40 %) ainsi que Air France qui possède 9 % des parts.
Il reste malgré tout des points délicats tels une réduction d’effectifs, une renégociation des contrats avec les grands réseaux de distribution, ainsi qu’un repositionnement de l’offre produits, jugée » trop large et pas assez spécifique« .
» Nous allons réduire nos fournisseurs aériens (une plus grande place sera donnée à Air France ainsi qu’à sa filiale Transavia, ndlr), développer notre offre long-courrier (plus rémunératrice), envisager l’arrêt de Frameco et des clubs Olé, et repositionner notre maillage d’agences de voyages« .
Fram exploite 51 agences en propre et devrait dorénavant faire appel à la franchise. Les Frammissima seront passés au crible et le canal web fortement préconisé ( » fram.fr doit représenter 15% du chiffre d’affaires à l’horizon 2015 contre 5 % actuellement« .
Un programme chargé donc qui, espère Thierry Miremont, devrait faire retrouver au voyagiste les chemins de la rentabilité.
» Mais pas avant 2015 » précise, prudent, le nouveau président du directoire.
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