Des billets d’avions en pleine zone de turbulences


La rentrée de septembre a été passable, en matière de vols secs. C’est le constat amer de Fabrice Dariot, le président du site internet bourses des vols qui apporte quelques précisions : « On a vu se conjuguer nombre de facteurs contraires. Les conditions de circulation sont mouvantes et paralysent en partie, la prise de décision d’achat de billets« .

Traditionnellement après le 15 septembre, ce sont principalement des destinations moyen-courrier ou long-courrier qui se vendent : Asie du Sud-est, Usa, Canada, Mexique, mais aussi le Moyen-Orient. Sur ces destinations, les restrictions et fermetures de frontières sont souvent plus rigoureuses qu’en Europe. La règle du PCR négatif de moins de 72 heures avant l’embarquement, est fluctuante et contrariante pour le rebond de l’activité.

« Le secteur du voyage d’affaires redémarre mais avec timidité, les voyageurs étant surtout des petits patrons ou employés de Pme. Le secteur du voyage scolaire et des circuits organisés sont quand à eu dévastés« .

Les français ont-ils toujours envie de voyager ?

Dans le marasme et l’incertitude, quelques destinations surnagent : les vols domestiques, la Martinique, Saint-Martin, les péninsules italienne et ibérique. Ce sont des destinations rassurantes et offrant une souplesse relative dans l’accueil des français.

Les destinations qui peuvent tirer leur épingle du jeu pour la Toussaint et la fin d’année ? On observe une activité d’une relative vigueur sur l’Espagne et ses îles (Canaries, Baléares), Dubaï, la Grèce en arrière-saison estivale, la Réunion, les Antilles Françaises et encore un peu sur le Maroc et la Tunisie.

Toute proportion gardée, il reste un fond d’activité sur le Portugal, l’Italie et la Turquie.

Des lendemains qui chantent ?

Plus de soixante pour cent des voyageurs envisagent de prendre un vol international dans les mois à venir, selon une enquête d’OAG, entreprise spécialisée dans la collecte des données relatives au transport aérien.

Le tourisme et le transport représentent une extraordinaire industrie qui fait vivre plus de 10 % de la population active du monde.

En 2019, elle était le premier employeur mondial. Le combat de sa survie mérite d’être mené.





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