Dans les airs : Couvrez donc ce sein que je ne saurais voir
7 février 2025 François Teyssier Aucun commentaire Production bikini, Etats Unis, Spirit Airlines 4254 vues
Nous avons parlé récemment du code de conduite à respecter pour pouvoir monter à bord de la compagnie ultra low-cost américaine Spirit Airlines, mais également pour ne pas en être débarqué.
Dans une mise à jour datant du 22 janvier 2025, les conditions de transport concernant le comportement que doivent adopter les voyageurs à bord des avions de Spirit Airlines enfoncent le clou (conditions contractuelles que tous les passagers, de toutes les compagnies, acceptent, même s’ils ne les connaissent pas) : un additif a été inclus.
Il concerne le dress code à respecter.
En clair, ne vous habillez pas autrement que comme Spirit Airlines l’a décidé.
Donc, si vous voyagez sur Spirit Airlines, habillez-vous en conséquence, car la compagnie aérienne ne tolérera plus les tenues qu’elle juge inappropriées à bord.
Dans une mise à jour de son contrat de transport, en date du 22 janvier 2025 (document que tout le monde accepte obligatoirement lorsqu’il achète un billet d’avion, même s’il ne le sait pas), le transporteur aérien a ajouté une section relative aux exigences concernant les vêtements appropriés et l’exposition du corps devant être respectée pour avoir la permission de monter à bord (ou, à défaut, pour éviter l’expulsion) :
« Un passager ne sera pas autorisé à monter à bord de l’avion, ou pourra être obligé de quitter l’avion, s’il est pieds nus ou s’il est insuffisamment habillé (par exemple, en portant des vêtements transparents ou des tenues laissant les seins, les fesses ou d’autres parties intimes exposés), ou si ses vêtements ou articles, y compris l’art corporel (c’est-à-dire les tatouages NDLR), sont de nature obscène ou offensante. »
Cela fait suite à un certain nombre d’incidents impliquant des passagers se présentant à bord en portant des vêtements inappropriés.
En octobre 2024, deux jeunes femmes ont été débarquées d’un vol Spirit Airlines pour avoir porté des « hauts courts » jugés trop révélateurs.
Un an auparavant, une passagère avait été filmée en cours d’embarquement, faisant la queue en bikini, comme si elle se rendait à la plage.
Trop, c’est trop…
Couvrez ce sein que je ne saurais voir. Par de pareils objets, les âmes sont blessées » Tartuffe ou l’Imposteur de Molière.
Ce faisant, dans la langue française, il s’agit d’une syllepse, l’auteur utilisant le singulier pour le pluriel, car, en général, les femmes ont deux seins.
Ou alors s’agit-il d’une femme allaitant son enfant ? Les conditions de transport prévoient-elles cet impératif, en dépit de ce cas de figure innocent aussi innocent que normal ?
Ce serait intéressant de connaître la position de Spirit Airlines. Du puritanisme mêlé de tartufferie :
Je pense que chacun doit se poser la question concernant les limites à respecter.
Certes, certains passagers cherchent à tester les limites admises, mais est-ce le rôle d’un transporteur de s’auto-ériger en parangon de vertu ou en directeur de conscience ?
N’oublions pas que le mot « Tartuffe » est synonyme d’hypocrisie.
Cela semble être un relent de puritanisme parfois en vigueur aux Etats-Unis.
Mais ce n’est pas un jugement de ma part, juste une information.
Les internautes sont majoritairement d’accord concernant ce nouvel oukase.
Qu’en pensez-vous ?
François Teyssier
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