Carlson migre d’une politique de voyages vers une politique de voyageurs


Bertrand Mabille, le directeur général de Carlson Wagonlit Travel France, faisait hier lors d’un déjeuner parisien, le point sur le bilan de l’année 2013 et sur les perspectives 2014.

Reconnaissant un léger fléchissement de l’activité mondiale (du principalement aux problèmes géo-politiques et leurs incidences sur les principaux marchés), il a salué néanmoins la bonne tenue du marché européen et spécifiquement celle, en progression, du marché hexagonal.

« En 2013, nous avons connu pour la France une croissance de 1,7 % (2,2 Mds d’euros de chiffre d’affaires au global) et les premiers mois de 2014 augurent, avec 3,7 % de mieux à périmètre constant, d’une année de bon niveau « .

Que ce soit sur la partie Business Travel ou sur la partie Loisirs (avec Havas), il s’attend donc à récolter en 2014 les fruits de la refonte radicale de ses modèles économiques opérée il y a déjà près de 5 ans.

« Bien sûr tout n’a pas été sans mal, notamment du point de vue social (le groupe a supprimé 1000 postes depuis 2008, ndlr), mais nous avons progressé en parts de marchés, conforté nos grands comptes et gagné de nouveaux clients « .

Les PME sont le coeur de cible de CWT, pour lesquelles le groupe a investit énormément en termes d’outils technologiques (notamment pour la gestion des transports et de l’hôtellerie sur mobile) et la transition digitale de l’entreprise, qui vient de franchir le seuil des 50 % de transactions (alors qu’elle n’était que de 7 % à son arrivée) reste le sujet majeur du Directeur général.

« Nous avons poussé le digital pour favoriser, fluidifier et rationaliser notre activité ferroviaire, désormais largement automatisée« , rappelle Bertrand Mabille, la migration sur le digital des produits à faible valeur ajoutée, comme la réservation des billets de trains par exemple, devant permettre aux collaborateurs conseillers experts de se dégager du temps pour les dossiers les plus rémunérateurs mais évidement les plus chronophages.

A termes, en 2015, selon le plan de marche de l’entreprise, c’est ainsi 55 % des ventes qui devraient s’opérer online, représentant grosso modo 30 % du chiffre d’affaires France. Avec huit sites principaux répartis sur toute la France, le business travel de Carlson devrait bien tirer son épingle du jeu en 2014.

Quand à sa partie loisirs, Havas Voyages dirigée par Michel Dinh (800 Millions d’euros de CA en 2013), les ventes repartent à la hausse sur quasiment toutes les destinations, le nouveau référencement fournisseurs tour opérateurs ainsi que le repositionnement de l’image de marque auprès du grand public (avec de belles campagnes de publicité) ayant donné entière satisfaction tant aux consommateurs qu’aux agences du réseau.

« Il nous faut encore accentuer nos efforts et, à l’image du géant Amazon sur internet, poursuivre l’élargissement de notre offre produit en connaissant encore mieux nos clients et leurs habitudes de consommation en matière de voyages » complète Bertrand Mabille.

PR





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