Bras de fer entre eDreams Odigeo et IAG


Rien ne va plus chez eDreams Odigeo dont l’action a plongé de 59 % après que British Airways et Iberia, via IAG qui détient les deux transporteurs, ai décidé vendredi de « couper l’accès de l’inventaire et de l’autorité de la billetterie » pour les sites de eDreams Odigeo en Espagne et en France, y compris www.edreams.es et www.opodo.fr, selon un communiqué envoyé par courriel de British Airways.

L’interdiction, précise le communiqué, ne comprend néanmoins pas Opodo.co.uk, au Royaume-Uni, le site de billetterie de la société espagnole.

edreams-odigeo-Au cours des dernières semaines, les compagnies aériennes et eDreams Odigeo avaient discuté des changements dans la façon dont certains des sites eDreams Odigeo affichaient les prix des billets.

Selon British Airways, la société espagnole ne respecte pas les normes de transparence établies par l’Association internationale du transport aérien (Iata), l’accusant d’un manque de transparence en ce qui concerne le prix final affiché au client.

eDreams Odigeo, basée à Barcelone, a semblé un temps capituler à cette demande de la part des compagnies aériennes mais le plongeon de son titre vendredi à la bourse (à la clôture du marché lundi, l’action se négociait à 1,53 euro contre 10,25 € en Avril dernier), suite à l’annonce d’IAG, l’a contraint, selon les mots de son pg Javier Pérez « a envisager une action en justice contre British Airways et Iberia, même si nous avons pas encore pris de décision. »

Selon Javier Pérez qui justifie la différence d’affichage des prix par une nouvelle législation espagnole (« des conditions qui limitent la possibilité d’afficher vos produits d’une manière attrayante« ), le groupe IAG a propagé « des informations malveillantes et trompeuse à la fois, vers la fin du marché, ce qui ne nous a pas laissé le temps de réagir. »

Les autorités boursières de la bourse de Madrid ont donc décidé de suspendre l’action du groupe compte tenu de sa baisse dramatique sur le marché.

En France, Fabrice Dariot, pdg de Bourse des Vols, s’interroge :  » Au fond, ne serait-il pas préférable que le les compagnies aériennes, qui sont à la fois fournisseur et concurrentes, des agences de voyages, laissent la DGCCRF exercer ses fonctions régaliennes de régulation de l’affichage public des tarifs ?

Nul ne peut être juge et partie. Il est curieux d’observer certaines compagnies se draper dans une posture moralisatrice, quand elles suggèrent avec insistance, aux agences de voyages en ligne, de dissimuler au client final, l’existence de tarifs aller-retour, trois fois inférieurs aux aller simples, non?

Laissons faire la DGCCRF sur le territoire français… et la concurrence dans le ciel sera loyale. « 





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