Assistance voyage : Moins de sinistres, mais des frais médicaux en hausse à l’étranger


Comme chaque année depuis 10 ans, le Président du Syndicat national des sociétés d’assistance (SNSA), Nicolas Gusdorf, a présenté le bilan de l’activité des sociétés d’Assistance voyage sur le marché français.

A priori tout ne va pas trop mal.

assistance voyage-NICOLAS GUSDORF 1Alors que le chiffre d’affaires (CA) Monde tourne autour de 6,6 Mds€, soit 4,5 % de plus que l’an dernier, le CA France dépasse les 2,57 Mds€, en légère progression de 0,27 %, avec un nombre de dossiers en baisse de 1,6 %, à 8,35 M.

Pour ce qui est du médical et du voyage sur le marché France, soit 253 M€ ou 9,8 % de l’activité des assisteurs, le nombre de dossiers, avec 179 546 cas traités, recule carrément de 4,8 % par rapport à l’an dernier.

Mais si l’on entre un peu dans le détail, leur activité vient seulement confirmer les tendances et les statistiques des différents baromètres du tourisme

Sur les destinations par exemple, les sociétés d’Assistance voyage constatent que la crise a poussé les Français à rester en France, ou bien à privilégier l’Europe ; l’Espagne ou la Grèce notamment.

De même, sur le long courrier, ce sont l’Australie, l’Indonésie et, surtout, les USA, qui ont eu le vent en poupe en 2014.

Pour ce qui est des segments porteurs, les sociétés d’Assistance voyage constatent également la fonte du marché moyen de gamme, le fameux « mass market », tandis que la demande se concentre de plus en plus sur le prix bas, le CtoC et le sur mesure haut de gamme.

On pourrait aussi parler du non-marchand, dont le cabinet Raffour soulignait la croissance, notamment dans les longs séjours… À ce sujet, Nicolas Gusdorf parle de la préférence des Français pour les courts séjours et les séjours en famille plutôt que pour le long courrier.

D’où sans doute la hausse de l’activité des sociétés d’Assistance voyage sur l’automobile dont le CA a gagné 2,6 %, malgré un hiver 2013-2014 et un été 2014 climatiquement peu favorables aux déplacements routiers.

Enfin, sur le marché affaires, les sociétés d’ Assistance voyage profitent évidemment du climat géopolitique mondial qui pousse les entreprises à mieux encadrer leurs employés lors de leurs déplacements.

Ils profitent également des étudiants qui sont de plus en plus nombreux à compléter leur formation par des séjours à l’étranger ; un segment en croissance pour lequel ils proposent des offres spécifiques.

En revanche, on apprend des choses qui peuvent sans doute apporter de l’eau au moulin des TO et des agences. En particulier que les frais médicaux sont en forte hausse dans certains pays très fréquentés par les Français, comme les USA, la Grèce, la Turquie ou la République Dominicaine.

Juste quelques exemples : une gastro-entérite coûterait 3 010 € au client en République Dominicaine ; une fracture du col du fémur 16 900 € à Antalya ; un passage aux urgences de Miami 53 000 € et une bronchite aiguë 25 000 € à Montréal…

Et souvent, le voyageur doit avancer l’argent avant même d’avoir accès aux soins éventuels…

Pas vraiment rassurant d’être malade à ces prix-là !

Surtout que, selon les sociétés d’ Assistance voyage, la plupart des cartes de crédit basiques plafonnent les frais médicaux à 11 000 €, sans couvrir non plus l’annulation, la responsabilité civile ou les bagages.

Bertrand Figuier





    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur le même sujet

Entreprises du Tourisme : prise en charge à 100 % jusqu’à fin décembre

Entreprises du Tourisme : prise en charge à 100 % jusqu’à fin décembre

1961 vues
1 octobre 2020 0

Hier Mercredi 30 septembre 2020 à 12h30, s’est déroulé une réunion avec Bruno le...

PSE en vue chez Marietton

PSE en vue chez Marietton

4625 vues
28 septembre 2020 1

Un vaste plan social est à l’étude dans l’ensemble du groupe Marietton Developpement. Une...

Agences de voyages, passons à l’offensive ! par JL Dufrenne

Agences de voyages, passons à l’offensive ! par JL Dufrenne

4779 vues
23 septembre 2020 11

Le confinement a anesthésié notre profession, c’est un doux euphémisme ! Après l’agitation des...