A Londres, Airbnb revient sur ses pas


Airbnb a annoncé qu’elle allait désormais appliquer strictement, à partir du printemps 2017, une limite de 90 jours par an à la durée de location des logements à Londres par ses membres.

« Nous annonçons un changement dans notre système qui prévoira désormais des limites automatiques afin que les logements référencés à Londres ne soient pas partagés plus de 90 jours« , a expliqué le prestataire sur son site internet, dans un message daté de jeudi dernier.

Les loueurs mettant à disposition des logements vides ne pourront dépasser cette limite annuelle qu’à la condition express d’avoir obtenu l’autorisation des autorités locales. Cette autorisation administrative était déjà nécessaire sur le papier, mais des critiques accusaient la plateforme de ne rien faire pour forcer ses utilisateurs à la respecter.

londres-unAirbnb a ajouté que cette nouvelle règle, qui sera appliquée à partir du printemps prochain, permettra aux hôtes à Londres d’agir plus facilement dans l’intérêt de tous.

La plate-forme répond ainsi à une demande des autorités londoniennes. Ces dernières dénonçaient des comportements d’investisseurs professionnels qui refusent de louer leurs logements vides à l’année, afin de gagner plus d’argent avec des mises sur le marché de courte durée mais régulières via Airbnb.

Le maire adjoint de Londres chargé du Logement, James Murray, a salué un pas très positif et bienvenue d’Airbnb, accompli après une série de discussions avec les autorités locales.

Il a ajouté que la mairie de la capitale était en revanche totalement d’accord pour que les Londoniens puissent continuer de louer leur logement pendant de courtes périodes – par exemple lorsqu’ils sont en vacances -, et jugé qu’Airbnb permettait de visiter Londres pour moins cher et plus facilement.

« Nous savons que la grande majorité des hôtes Airbnb à Londres sont des gens ordinaires qui partagent leur logement afin de pouvoir habiter dans l’une des villes les plus chères du monde », a aussi souligné la plateforme.

Airbnb-paris-hidalgoL’hôte typique Airbnb Londres gagne 3.500 livres (4.150 euros) en partageant son espace pour 50 nuits par an; la communauté Airbnb a contribué à l’économie londonienne à hauteur de 1,3 milliard de livres l’an passé (1,5 milliard d’euros), a-t-elle ajouté.

La plateforme vient d’annoncer une mesure comparable à Amsterdam, où elle a fixé une limite de 60 jours par an.

Airbnb est dans le collimateur de nombreuses agglomérations à travers le monde, ainsi que de l’industrie du tourisme qui estime que le succès de ces sites de location en ligne non soumis aux mêmes contraintes légales et fiscales représente une concurrence déloyale.

A Barcelone, la mairie a annoncé fin novembre son intention de sanctionner Airbnb et son concurrent HomeAway à hauteur de 600.000 euros chacune, pour avoir loué des logements sans les autorisations nécessaires.

En octobre, l’Etat de New York avait entériné un texte qui augmente les amendes pour les personnes louant leur logement entier pour moins de 30 jours.





    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur le même sujet

L’Europe continue de croire fortement en l’avenir de l’hôtellerie

L’Europe continue de croire fortement en l’avenir de l’hôtellerie

1422 vues
6 février 2023 0

Compte tenu des défis d’avenir que le secteur hôtelier a au niveau européen, l’engagement...

Coralia ouvre un nouveau club en Albanie

Coralia ouvre un nouveau club en Albanie

2023 vues
1 février 2023 0

L’Albanie fait partie des destinations balnéaires et européennes tendances de l’année 2023. Il n’en...

Pourquoi Les hôtels Riu veulent reconquérir New York

Pourquoi Les hôtels Riu veulent reconquérir New York

1814 vues
30 janvier 2023 0

Riu maintient son ambition de poursuivre sa croissance aux États-Unis. Sous l’enseigne Plaza, l’hôtel...