Transavia, une compagnie qui a du nez


Deux incidents se sont produits à faible intervalle. Ils concernent la compagnie Transavia et les causes sont quasiment similaires. La filiale à bas prix de KLM, donc partie du groupe Air France/KLM, a connu deux mésaventures olfactives qui ont abouties au détournement des vols concernés.

Acte premier, le 21 février 2018, sur le trajet Dubaï/Amsterdam, le vol Transavia qui reliait Dubaï à Amsterdam, a dû atterrir d’urgence à Vienne.
Le pilote d’avion a pris la décision de dérouter l’avion en Autriche après qu’un pugilat eut éclaté dans la cabine. La raison ? Une histoire de flatulences qui a mal tournée.

Une ressortissante marocaine enchaînait allègrement des pets malodorants. Ses voisins de sièges, très incommodés par la puanteur ont exigé que la femme se restreigne. En vain.

Une bagarre a alors éclaté entre divers antagonistes. Le personnel de cabine et même le commandant de bord ne purent maîtriser la situation Alors, ce dernier dérouta le vol.

Les protagonistes furent débarqués au cours de l’escale imprévue. Ils furent rapidement relâchés la justice autrichienne n’ayant relevé aucun acte répréhensible Mais désormais, ils sont persona non grata à bord des avions de Transavia. Pourtant, la liberté des uns s’arrête avec celle des autres.

Deuxième acte, le 30 mai dernier, à peine plus de trois mois plus tard, bis repetita… comme disait Horace dans son œuvre « l’art poétique. » Un peu de fraîcheur me semblait être la bienvenue dans ce genre de situation.

Le commandant de bord du Boeing 737, vol HV 5666, qui reliait les Las Palmas à Amsterdam a également dérouté son avion à Faro.
La raison ? Alors que l’avion survolait l’Espagne, une odeur corporelle qui émanait d’un passager était tellement nauséabonde que ses voisins immédiats furent pris de vomissements.

Certains plus fragiles encore se sentirent mal du fait de cette puanteur. L’homme, qui visiblement ne s’était pas lavé depuis longtemps, fut facilement identifié. Il fut mis en quarantaine dans les toilettes de l’avion.

Espérons pour lui que ce n’était pas les toilettes d’un Boeing 737 MAX. La peine serait trop forte pour un tel incident. Reste, que l’avion a été désinfecté au cours l’escale portugaise.
L’histoire ne dit pas si les passagers inévitablement retardés dans les deux cas sollicitèrent l’indemnité européenne concernant les retards aériens. Le cas contraire, ce serait une double peine pour le transporteur néerlandais.
Le principe de précaution étant d’actualité, je suggère de faire des contrôles olfactifs avant le départ et de faire prendre une douche aux voyageurs suspects.

François Teyssier





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