Le chemin de croix de Notre-Dame-des-Landes
22 février 2016 Rédaction Aucun commentaire À la une, France Aéroport Notre-Dame-des-Landes, Ayrault, Hollande, Nantes, Valls 4330 vues
François Hollande a indiqué vendredi dernier que la question posée au futur référendum local sur le projet controversé d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) serait « Voulez-vous ou ne voulez-vous pas l’aéroport Notre-Dame-des-Landes? » et qu’en cas de victoire du non, le projet serait abandonné.
Les présidents des départements de la Mayenne, du Maine-et-Loire, du Morbihan et de la Vendée avaient dénoncé un peu plus tôt dans la journée « l’amateurisme gouvernemental » sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) et réclamé d’être consultés lors du référendum local annoncé le 11 février dernier par François Hollande.
Les députés PS ont déposé une proposition de loi sur le « dialogue environnemental » qui permettrait une consultation locale sur des projets même relevant de l’Etat, mais cet outil ne vise pas à régler l’épineux dossier Notre-Dame-des-Landes, a indiqué vendredi leur chef de file.
Le Premier ministre Manuel Valls a quand à lui affirmé que « si on empêche la consultation » sur le transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), « il n’y aura pas d’alternative, et les travaux démarreront de toute façon à l’automne« .
La construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, le fief de l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault devenu depuis ministre des Affaires étrangères, reste toujours une pomme de discorde entre les écologistes et François Hollande.
Le début des travaux du nouvel aéroport est agendé en octobre. Le référendum devra donc avoir lieu avant le début de la construction.
François Hollande a indiqué que les travaux ne commenceront que si les populations locales concernées approuvent le projet. Le référendum aura lieu d’ici octobre, sans qu’une date soit mentionnée.
« Si c’est oui et que la population veut cet aéroport, alors tout le monde devra accepter cette décision. Si c’est non, l’Etat en tirera les conséquences« , a encore souligné M. Hollande. « Les dossiers ont été parfaitement traités, il y a eu des recours nombreux, ils ne sont pas tous épuisés, et il y a un blocage« , a-t-il constaté.
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