Bataille juridique autour de l’avenir de l’IA dans le tourisme
5 janvier 2026 François Teyssier Aucun commentaire Techno Amazon, Etats Unis, IA, Perplexity 2533 vues
Un procès oppose Amazon à Perplexity. Nul doute qu’il aura des conséquences majeures dans le domaine du commerce en général et l’activité des agences de voyages en particulier.
Les professionnels du tourisme et les institutionnels semblent muets à ce sujet. Tout se joue dans une apparente indifférence.
Perplexity, est un moteur de recherche propulsé par l’Intelligence Artificielle, qui vient d’être assigné par Amazon, le géant du commerce numérique.
L’enjeu est clair : savoir si un agent IA a légalement le droit d’agir comme un « acheteur par procuration » au nom de son utilisateur.
Donc, définir si les robots IA par l’intermédiaires de leurs bots pourront légalement faire des transactions commerciales en qualité de mandataires des consommateurs.
Mais, un agent IA c’est quoi ?
C’est un logiciel autonome qui utilise l’intelligence artificielle pour comprendre une demande, prendre des décisions et exécuter des actions sans intervention humaine directe.
Ils peuvent traiter diverses informations (texte, voix, sons, vidéos etc.) Converser, raisonner, apprendre s’adapter à de nouvelles situations et prendre des décisions complexes.
Comme par exemple : rechercher des destinations selon les demandes des voyageurs, sélectionner et proposer l’offre adéquate, la réserver, effectuer les transactions financières requises, valider contractuellement la transaction.
Mais également, gérer les modifications, transmettre les documents de voyages. Donc se substituer à toutes les fonctions habituelles
des vendeurs de voyages.
Le tribunal aura le choix entre confirmer la demande d’Amazon : à savoir que les E-commerçants resteront propriétaires de leurs données numériques et qu’ils pourront légalement bloquer les bots.
Donc, que les bots des agents IA n’auront pas le droit d’agir sans la permission des humains.
C’est à dire figer le statuquo actuel en gardant le contrôle de la relation-client.
Obligeant les agents IA à conclure des partenariats contractuels avec les cybercommerçants.
À contrario, en fonction de la décision du tribunal, le libéralisme absolu est possible : les agents IA pourraient agir comme les mandataires numériques des consommateurs.
Ils seront libres de naviguer, comparer, réserver sans avoir besoin de la permission des sites qu’ils visitent.
Ouvrant la porte à une concurrence débridée et sans limites.
Ce qui pose une question existentielle : L’avenir restera-t-il contrôlé par des agents de voyages humains ?
Avec une interrogation en filigrane : que pourra apporter l’intelligence humaine par rapport à l’intelligence artificielle ? L’initiation réflexion à développer.
François Teyssier
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