ADP, Singapour-Ardian et Monaco veulent Nice Côte d’Azur


Tout s’accélère alors que l’échéance à l’appel d’offres de la privatisation du premier aéroport de province s’approche. On vient d’apprendre que la Principauté de Monaco serait également intéressée et pourrait rejoindre un des groupements candidats.

L’aéroport niçois est logiquement emprunté par les passagers se rendant en Principauté. La famille princière a d’ailleurs basée son jet sur l’aéroport où elle dispose de son propre hangar.

Par ailleurs, un partenariat lie les héliports de Nice et de Monaco pour le transfert des passagers. Les candidats sont déjà nombreux.

En début de semaine le français Ardian Infrastructure confirme sa candidature avec l’aéroport de Singapour et des investisseurs locaux et internationaux dont la composition sera « annoncée prochainement.

Dans un communiqué Ardian souligne son intention de : «développer l’aéroport Nice Côte d’Azur avec son écosystème et le territoire. Les aéroports doivent devenir les vitrines technologiques des villes qu’ils desservent en améliorant l’expérience des passagers et en devenant de vrais lieux de vie. »
A noter qu’Ardian Infrastructure est actionnaire de l’aéroport de Londres Luton ainsi que de la première plateforme aéroportuaire italienne comprenant notamment les aéroports de Milan, Turin et Naples. La société est également associée au groupe Changi Airport, concessionnaire de l’aéroport de Singapour.

Autre candidat évoqué pour Nice Côte d’Azur, ADP qui déclare quand à lui: « Il est possible que l’on présente une offre mais rien n’est pour le moment arrêté «.

Réagissant à l’hostilité des élus et de la CCI de Nice sur sa candidature, ADP déclare ne pas vouloir faire de Nice un « hub » de correspondances pour les aéroports parisiens, mais de développer la plate forme comme une destination à part entière à partir de l’activité économique et touristique de la Côte d’Azur.

Parmi les autres candidats plus ou moins déjà annoncés figurent également pèle-mêle l’italien Atlantia (opérateur de l’aéroport de Rome) ; l’australien Macquarie ; des fonds Global Infrastructure Partners ou Industry Funds Management ainsi que le groupe espagnol d’infrastructures Ferrovial allié à la société d’investissements Meridiam, Vinci, avec la Caisse des dépôts et Predica, filiale d’assurance du Crédit agricole, réuni dans un consortium.

Michel Bovas





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