Un Manor bien concentré à Marrakech


Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour le réseau d’agences de voyage Manor. Après Milan il y a tout juste un an, c’est Marrakech cette fois qui recevait du 19 au 21 octobre dernier les « journées des dirigeants », l’occasion de faire le point sur l’exercice écoulé mais également d’aborder collectivement les grands sujets d’actualité de la profession tels la NDC, le BSP, la Nouvelle directive ou les Taux de commissions.

« 2018 aura été encore une fois une bonne année pour Manor » expliquait Jean Korcia, le président de Manor en ouverture du congrès, après avoir honoré la mémoire du fondateur d’Asia, Jean Paul Chantraine, par une minute de silence.
« Nous distribuerons encore des incentives aux adhérents (quelques 6,8 millions d’euros à se partager, ndlr) qui auront réalisé dans leur ensemble un volume d’affaires de 1,6 milliards d’euros« .

Une belle performance pour un réseau qui compte désormais 70 sociétés (63 étaient représentées à Marrakech) réparties sur 320 points de ventes dans l’hexagone et qui aura subit en 2018 l’impact des grèves Air France (de loin la compagnie la plus utilisée par les adhérents) et Sncf , »avec un manque à gagner toujours en cours de calcul et et la coûteuse mobilisation des équipes » précise Francis Gallo, le vice président du réseau.

Pour Jean Korcia le président de Manor : «Tout montre aujourd’hui qu’une agence a besoin d’un réseau fort pour défendre ses intérêts, mais aussi pour lui offrir des perspectives de développement. C’est ce que nous faisons en nous opposant à de nouvelles contraintes financières ou en étant les premiers à signer des accords commerciaux gagnants/gagnants avec nos partenaires. »

« Le congrès, cette année, mettra l’accent sur l’innovation (menace ou opportunité) à l’heure où la question des outils technologiques est de plus en plus forte« .

Ainsi au programme, deux conférences de très haut niveau avec l’excellent Yann Le Goff, expert en Mobilité et le charismatique Raphael Enthoven (photo ci-contre), philosophe, qui auront régalé les 175 participants du congrès.

Et un débat constructif qui a en tout cas permis de dégager une conviction pour l’avenir : sortir du tout technologique systématique et miser sur l’humain.

« Nous devons avoir une vision globale de notre métier et réinventer nos façons de faire. Ce que Manor fait pour ses adhérents. Nos performances récentes et récurrentes notamment, montrent que la vente de voyages a de l’avenir dans notre pays et au delà de nos frontières « appuie ainsi Jean Korcia.

Un congrès à Marrakech réussi

De l’avis des participants, cette convention marocaine fût une excellente occasion de marier travail et convivialité avec notamment un workshop réussi, moins en terme de fréquentation cependant qu’en échanges professionnels fructueux. Les fournisseurs présents ont apprécié l’état d’esprit général des adhérents du réseau et la possibilité de se retrouver dans un cadre informel.

« La marge reste notre principal critère d’appréciation de la performance » martèle le président, » nous développons notamment très fortement le segment du sur-mesure, adossé à une proposition systématique de services additionnels« . 

Les tour opérateurs ne sont pas oubliés

Devant les 175 participants de la convention, le discours du président a été clair et direct : « Il faut industrialiser ce qui est industrialisable et proposer du sur-mesure à un coût acceptable«  rappelant que le Tourisme Loisirs chez Manor ne représente toujours que 15 % des volumes.

La production de masse, n’a selon lui, plus grand chose à attendre car » les outils informatiques ont permis de créer des concepts pour chaque segment de clientèle« .

Les Tour opérateurs restent des partenaires privilégiés du réseau car » ils proposent de bons produits packagés sur un large panel de destinations et avec, pour certains, une marque forte, gage de ventes assurées » .

Des personnalités engagées

Lors de ce congrès on a pu entendre le point de vue de certaines grandes personnalités comme Jean Pierre Mas, le président des EDV (Entreprises du Voyage), sur la nécessaire solidarité des professionnels pour infléchir les autorités sur la nouvelle directive des voyages à forfaits, comme Georges Rudas sur les avancées de son groupe Amadeus en matière de NDC ou du président de Thomas Cook France, Nicolas Delord, sur l’impérative nécessité d’être « raisonnable » en terme de taux de commissions pour la pérennité du modèle économique Distributeurs /Producteurs.

« Les marges des tour opérateurs sont sous pression. Que l’on soit mauvais ou bon, on est rémunéré de la même façon. Il faut changer cet état de chose. La performance doit être systématiquement récompensée« .

PR
Depuis le Mövenpick Hotel Mansour Eddahbi
à Marrakech





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