Sanganai/Hlanganani 2015 : Le Zimbabwe à la conquête du marché français 


La Quotidienne était présente à la 8ème édition du salon touristique du Zimbabwe qui a accueilli pour la première fois, une délégation de professionnels français représentant les tour-opérateurs spécialisés, une grande première donc au Zimbabwe pour les cinq acheteurs français invités par l’office du tourisme du pays africain.

Leur participation au salon Sanganai/Hlanganani, du 18 au 20 juin dernier, à Harare la capitale du Zimbabwe marque le début d’une nouvelle ère pour les professionnels zimbabwéens : la reconquête tant souhaitée du marché français.

Karikoga Kaseke, directeur de l'office du tourisme du Zimbabwe ZTAConsidéré comme «le marché traditionnel et historique du pays » par le directeur de l’office du tourisme Zimbabwe Tourism Authority Karikoga Kaseke(photo), la France occupe actuellement la 3ème place du podium des pays émetteurs européens derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne avec environ 12 000 voyageurs enregistrés l’année dernière.

L’objectif visé par l’office du tourisme en termes de développement touristique semble être donc plus qu’audacieux : atteindre le chiffre de 78 000 de touristes français d’ici trois ans, un record connu par le pays à son heure de gloire en 1999, précise le directeur Karikoga Kaseke.

Quelques freins, encore, au développement 

Les cinq TO français invités au salon B2B font partie d’une délégation européenne comptant 31 acheteurs et représentant les marchés clés comme l’Allemagne, la Suisse ou encore le Royaume-Uni.

« C’est une occasion inédite de rencontrer nos partenaires privilégiés notamment dans l’hôtellerie, cependant, j’aurais aimé y découvrir à côté des établissements très luxueux quelques adresses positionnées sur le moyen de gamme qui manquent cruellement au Zimbabwe  » commente Dany Carene de Terres d’Aventure à propos du salon entre deux rendez-vous.

Rencontre au stand du ZimbabweVincent Miszczycha de Marco Vasco insiste lui-aussi sur le manque de diversité en termes d’hébergements : « Malheureusement, les produits sont soit de très haut de gamme donc excessivement chers, soit ils sont bas de gamme et par conséquent nous ne pouvons pas les intégrer dans notre production » indique-t-il.

Ce constat risquerait-il de pénaliser considérablement les ventes sur le marché français ? Le développement de nouveaux produits touristiques moyen de gamme pourrait-il permettre aux voyagistes de pousser la destination auprès de leurs clients ?

Echanges au stand du ZimbabweSi le salon Sanganai/Hlanganani accueille de plus en plus d’acheteurs internationaux chaque année, il reste essentiellement axé, il faut le dire, sur les marchés émetteurs de la zone Afrique australe. « Il y a un fort potentiel au Zimbabwe mais il faut que le pays apprenne à s’adapter au marché européen » conclût Sylvie Saunier de Lyon 5 Continents.

C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Viktoria Varecza





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