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Ras le pompon des touristes à Mykonos

Tous les ans, on peut assister à des arnaques envers des touristes, qu’on soit en France, en Italie, en Espagne … En général, les restaurateurs sont les champions dans ce domaine. Malheureusement, les autorités agissent lentement… En Grèce, des abus paraissent être réprimés… mais pour combien de temps ?

La France n’est pas épargnée !

Le premier pays touristique au monde (selon les chiffres officiels), est sûrement un des champions de la triche. Heureusement, tous les touristes ne le savent pas mais de très nombreux restaurants ne cuisinent quasiment rien. Ils achètent en masse de la nourriture industrielle. Il n’y a plus qu’à faire réchauffer et on vous servira le « plat maison ». Il y a bien des labels pour le « fait maison » mais combien de contrôles chaque année ? Synhorcat, le syndicat des hôteliers et restaurateurs annonçait il y a quelques années que « 31 % des restaurateurs avouent avoir recours à des produits surgelés ».

On est certain que le chiffre a dû grimper en flèche, notamment dans les plats industriels ! On a même entendu dire que certains restaurateurs vont faire leurs courses chez les grands discounteurs comme Lidl. 

Une vague de plaintes s’abat sur Mykonos

Le nombre de plaintes de la part des touristes a conduit le ministère grec des Finances à ordonner plus de 50 000 perquisitions dans des établissements à Mykonos.

Les fonctionnaires ont agi clandestinement afin de démontrer les délits. En conséquence, une douzaine de restaurants ont été fermés.

Des additions qui ont du mal à être digérées

Un restaurant situé sur la plage de Platis Gialos sur l’île de Mykonos, a fait parler de lui.

Un touriste américain qui est allé dîner en mai 2019, a posté sur le site « Tripadvisor » la facture exorbitante de 836,20 € pour 6 portions de calamars, 6 bières, 3 salades et un jus de tomate au prix formidable de 18 euros.

Un autre touriste a dû payer 136 euros pour deux verres de « prosecco » dans un autre restaurant.

La vérité est que plusieurs touristes affectés par cette escalade des prix ont affirmé que dans les endroits où ils avaient été escroqués, ils n’étaient pas autorisés à demander un menu.

Ils ont donc dû demander les plats sans connaître leurs prix. Les restaurants, quant à eux, se défendent en veillant à ce que les clients connaissent les coûts des plats.

Même les plagistes peuvent ruiner vos vacances

Des touristes ont signalé qu’on leur avait promis des chaises longues gratuites s’ils demandaient un verre au restaurant. Cependant, les prix étaient à nouveau exorbitants: deux verres de champagne coûtaient 135 euros. Quelle belle rentabilité !

Serge Fabre