Plein Vent a t-il encore un futur ?


Le tour opérateur de Saint Laurent du Var est en pleine turbulences. Plein Vent, revendu le 25 novembre 2015 avec Fram au groupe Karavel-Promovacances, fait l’actualité de ces derniers jours avec cette question cruciale toujours en suspens : le voyagiste vit-il ces derniers instants ?

« Non », répond Michel Quenot, le Directeur Général de Fram qui par voie de presse explique que la marque fait partie intégrante de la stratégie de reconquête du groupe Fram.

« Oui« , affirment les syndicats expliquant que Plein Vent n’existe plus depuis que les dirigeants actuels ont enlevé la structure commerciale et la structure d’achat, « réduisant ainsi le voyagiste à une coquille vide« .

Car selon eux, à l’arrivée de Isabelle Cordier (ex Directrice Générale) et de Philippe Bertholet (ex Directeur commercial de Megavacances), les dés étaient joués. « La marque Fram était considérée comme la plus importante et la plus stratégique. Il fallait, pour l’avoir, promettre au tribunal de garder tout le monde y compris chez Plein Vent« .

Las aujourd’hui, il ne reste que 5 personnes chez le tour opérateur créé par Philippe Senacq et Carole Pellicer, soit 3 commerciaux bi-marque, 1 personne au transport et une personne au service aéroport.

La marque d’entrée de gamme pour le groupe Fram ?

« Plein Vent va rester la marque entrée de gamme de Fram, il n’a jamais été question ni de la supprimer ni d’arrêter l’activité » a expliqué Michel Quenot, reconnaissant toutefois que 28 des 35 salariés allaient quitter l’entreprise d’ici un mois.

« Nous croyons en la marque Plein Vent et allons la développer » a t-il poursuivit.

Ce qui a le don de faire bondir les représentants des salariés, interrogés par La Quotidienne.

« La marque d’entrée de gamme du groupe Fram s’appelle Mégavacances. C’est une marque B2B référencée comme telle par les distributeurs. Il faut arrêter cette posture de dialogue social qui n’existe pas« .

En tous les cas, le CE de Fram n’a pas accepté, le 6 décembre dernier, la réorganisation proposée par la direction, ni le PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) , ce qui augure d’un bras de fer inévitable.

Une situation regrettable pour beaucoup de conseillers en voyage et de salariés fortement attachée à l’ADN historique de plein Vent.





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