Nice engage des mesures pour ses locations saisonnières type Airbnb


A Nice, les nouvelles mesures veulent pénaliser ceux qui intervenaient comme des professionnels de la location de meublée touristique sans en avoir l’autorisation… La ville de Nice a constaté au cours des derniers mois l’impact négatif du développement des meublés touristiques au détriment du logement des niçois et de l’activité des hôteliers.

« Il s’agit de contrer les locations illégales. Les personnes morales loueurs en location saisonnière seront soumises à une obligation de compensation dès le premier bien mis sur le marché » indique t-on à la municipalité. Il s’agira de proposer à la location pure »un local de surface et de qualité équivalentes pour éviter le transfert de la location traditionnelle vers la location saisonnière contribuant à la réduction de la location pour les habitants et surtout contribuant à la hausse des loyers.

Cette mesure ne touche pas le particulier qui louerait sa résidence principale dans le cadre défini (moins de 120 jours par an et jusqu’à 23.000 euros de revenus).

La ville a constaté une estimation de 10.000 meublés touristiques à Nice pour les redevables de la taxe de séjour ne seraient que 3.398. D’où la création d’une brigade pôle »Protection des logements » chargées de traquer les fraudeurs.

Pour rappel pour Airbnb Nice arrive en deuxième position, derrière Paris pour le versement de la taxe de séjour (1,1 million d’euros) exigée par la ville depuis aout 2016.

La brigade effectuera des contrôles réguliers pour vérifier l’absence ou les fausses déclarations. Le montant des amendes peuvent s’élever à 50 000 euros. Les mesures veulent mettre fin de la concurrence déloyale subie par les professionnels du tourisme, à préserver le stock de logements en location à l’année, et à réduire la tension sur les loyers.

Le président de la Fédération des hôteliers et du tourisme de Nice Denis Cippolini observe que la mesure va dans le bon sens et préserve également t la disponibilité de logements pour actifs D’autres maires comme ceux de Berlin et Barcelone ont pris des mesures similaires. Car dans certains quartiers touristiques de ces villes la vie de quartier avait disparu au profit du tourisme de masse, les habitants ne pouvaient plus se loger.

MB





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