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L’ Albanie, une destination solide et les pieds sur terre

On évoque peu l’ Albanie dans l’actualité touristique et pourtant le pays développe activement depuis une dizaine d’année son potentiel touristique. La destination, qui fait face à la botte italienne, offre des plages immenses et plusieurs hôtels de très bonne catégorie. Elle se plait également à évoquer quelques secrets de l’époque stalinienne et qui se transforment aujourd’hui en pépites pour émerveiller les touristes.


Après des années sombres, l’ Albanie est désormais une république démocratique

L’histoire de ce pays est très ancienne, mais nous n’évoquerons que son passé relativement récent. Il faut se souvenir que l’Italie a occupé l’ Albanie entre 1939 et 1944.

[1]Après la libération du pays, un gouvernement communiste stalinien prend les rênes du pays. La République populaire d’ Albanie est officiellement proclamée le 11 janvier 1946.

Le pays subit l’un des régimes les plus sévères, comptant plus de 8 000 condamnés à mort et des milliers de personnes emprisonnées dans des camps et restera isolé du reste du monde jusqu’à la chute du régime en 1991.

Un pays proche de l’Union Européenne

Le 4 juin 2014, la Commission européenne confirme la recommandation d’accorder le statut de candidat à l’Union Européenne à l’ Albanie qu’elle avait proposé dans son rapport annuel en 2013.

[2]La République d’Albanie est également un membre officiel de l’OTAN.

Malgré de nombreuses avancées économiques et sociales, le pays connait encore des vagues d’émigration. Ainsi, rien que pour la première moitié de 2015, 30 000 citoyens albanais, ont quitté leur pays afin de rechercher de meilleures conditions de vie dans les pays de l’Europe de l’Ouest.

Le tourisme se développe tranquillement

L’Albanie possède un long littoral et de superbes plages. Une végétation luxuriante et des vallées reculées.

[3]Curieusement, 25 ans après la chute du régime, on trouve des dizaines de milliers de bunkers, témoignage concret de la paranoïa d’un des derniers staliniens, Enver Hoxha, qui a dirigé le pays de 1944 jusqu’à sa mort en 1985.

Ces bunkers avaient été construits pour résister aux envahisseurs qui ne sont jamais venus.

[4]Aujourd’hui, certains de ces bunkers trouvent une seconde vie… vous aurez tout de même une idée de la façon dont le pays a été étouffé par la dictature communiste pendant près de 50 ans.

Bunk’Art : une façon d’oublier un passé douloureux

À la périphérie de la capitale Tirana, Bunk’Art a transformé un énorme complexe souterrain en centre culturel. Bunk’Art (entrée environ 2 euros) vient d’ouvrir.

La billetterie est accessible par un tunnel de 200 mètres où la musique d’ambiance est étrange.

Le bunker comporte cinq étages. On flâne dans de longs couloirs et des dizaines de chambres sans fin. Certaines chambres sont utilisées pour raconter l’histoire au temps du dictateur à travers des photographies, des articles et des documents.

D’autres pièces sont utilisées pour des expositions d’art, mais la plupart sont nues. Au coeur du bunker, il y a une salle de réunion qui avait été conçue pour le dictateur au cas où. Elle est désormais un lieu pour des concerts de jazz. Bunk’Art sera bientôt rejoint par d’autres spots secrets transformés en sites touristiques.

Ce n’est pas encore du « street art » mais de « l’underground art ».

Serge Fabre