Sur Dubaï, Air France tient bien la route


Dubaï et Abu Dhabi sont deux destinations de prestige qui deviennent de plus en plus « tendance ». La Quotidienne s’est associée avec FTI Voyages pour un grand reportage de deux semaines qui vous emmènera à la découverte des Emirats Arabes Unis au travers d’une série d’articles.

Et pour ce reportage nous avons choisi de voler sur Air France, une bonne occasion de tester les classes Eco et Eco-Premium de la compagnie. Notre vol de Paris à Dubaï a décollé de CDG à 13h40, horaire agréable ne nécessitant pas de se lever aux aurores et évitant les heures de pointes des embouteillages pour gagner l’aéroport. Après un peu moins de 7h de vol, arrivée à Dubaï à 22h35.

Ce vol a bord d’un B777-300 ER nous a permis, à l’aller, de tester la classe Éco d’Air France. L’avion était plein et au loto des sièges nous avons eu droit aux places que personnellement j’apprécie le moins, les 2 sièges du milieu de la rangée centrale de 4 sièges. En Éco l’appareil est en 3-4-3.

Mais malgré cela, entre un bon livre, un film distrayant et un équipage particulièrement souriant, ce vol ne nous a pas semblé trop long. L’empâtement des sièges de 81 cm semble supérieur à la moyenne et offre un confortable emplacement pour les jambes. La restauration fut fort correcte avec, après l’apéritif, un choix entre deux plats chauds. Des boissons étaient mises à disposition dans les galleys pendant toute la durée du vol. L’écran tactile individuel de nouvelle génération avec jeux, séries et films en 12 langues ajoutait au confort de ce vol.
Les images étaient nettes et claires et les écouteurs fournis offraient un son de qualité. La prise USB individuelle semblait très appréciée des passagers. Ayant été amené à voyager plusieurs fois sur les lignes « Antilles-Caraïbes » d’Air France, où les conditions de voyage m’ont toujours semblé plus « rustiques », j’ai eu plaisir à retrouver un peu de l’élégance qui fut longtemps l’apanage de notre compagnie nationale.

Pour le retour qui est un vol de nuit, l’appareil d’ Air France décolle de Dubaï à 00h40, avec rendez-vous à l’aéroport vers 22h ce qui permet à chacun de profiter d’une dernière journée complète à Dubaï et même de pouvoir diner en ville tranquillement. Pour ce vol de nuit nous avons cette fois-ci voyagé en classe « Premium Economy », classe qui ne comporte que 28 sièges mais qui mérite bien son titre de Premium. Les sièges très largement inclinables sont installées dans des coques individuelles qui évitent toute interaction avec les rangées de devant ou de derrière et la disposition en 2-4-2 a permis d’offrir plus de place à chacun.

Liseuse individuelle, larges accoudoirs, repose pieds mobile, trousse de confort offerte, cette classe ressemble beaucoup à ce qui fut l’ancienne Business d’Air France. Dans la trousse de confort: masque pour les yeux, bouchons d’oreille, brosse à dent et mini-tube de dentifrice ainsi qu’une paire de sur-chaussettes très utiles pour ceux qui apprécient de pouvoir enlever leurs chaussures pendant la nuit. Les PNC furent très attentifs au bien-être de chacun, et rapidement apéritif et diner furent servis. Ensuite chacun put profiter du confort de son siège premium pour quelques heures de repos bien agréables.

Classiquement un petit déjeuner léger fut servi à tous les passagers avant un atterrissage matinal à l’aéroport Roissy-CDG à 6h00. La distribution des bagages de soute ayant été plutôt rapide nous avons pu regagner Paris en évitant les premiers embouteillages matinaux. Un vrai privilège.

Nous n’avons pas pu découvrir le grand confort de la classe Business d’Air France pour le vol retour de nuit car au moment de notre réservation tous les sièges Business étaient déjà vendus. Sur cette ligne à fort rendement pour Air France, la classe Business est particulièrement importante et occupe quasiment la moitié de l’appareil, avec ses 58 sièges qui sont de dernière génération et se transforment en autant de lits « full-flat » dans ce qui donne l’impression d’une petite cabine individuelle. L’équipage nous a confirmé que cette classe Business est généralement très demandée sur ce vol de nuit et que des résas en Business class peuvent être quelque fois difficiles à obtenir en dernière minute. Mais à voir les mines réjouies et détendues des passagers Business à l’arrivée à Paris, nul doute que cela en valait la peine.

Ce voyage fut l’occasion de retrouver un peu de ce qui avait fait la réputation d’Air France et qui pour beaucoup tenait de la nostalgie, lointain souvenir d’une époque où avec le Concorde Air France pouvait prétendre offrir le meilleur service aérien au monde. Malheureusement Air France souffre maintenant, et à tort, d’une image fortement ternie à l’étranger par des grèves à répétition qui comme par hasard arrivent dès que la compagnie manifeste des signes de reprise économique après les moments difficiles dus à l’expansion des compagnies du golfe et à l’arrivée massive des low-costs.

Certes le droit de grève est un acquis démocratique, mais chez Air France ceux ne sont pas forcément les moins nantis qui l’utilisent le plus souvent pour obtenir des avantages strictement catégoriels.

Jours de grève, démission du PDG, délai incroyable pour lui trouver un successeur, menace de la reprise des grèves pour saluer la nomination du nouveau patron qui ne plait pas au syndicat des pilotes, Air France offre un boulevard à ses concurrents.

Il y a peu un tout nouveau Dreamliner 787 qui venait d’être livré par Boeing est resté cloué au sol – coût 2,5 millions d’euros par jour – car le syndicat des pilotes refusait de prolonger un accord sur la formation des pilotes sur ce nouvel appareil tant que la compagnie n’accepterait pas un droit de véto du syndicat sur les éventuelles sanctions que la compagnie pourrait prendre contre un pilote en cas de manquement grave à la sécurité… Un syndicat catégoriel qui se croit tout puissant et qui rêve d’être juge et partie, ce n’est pas la meilleure image à donner pour la compagnie.

Certains devraient se rappeler qu’il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne et que l’avenir d’Air France n’est pas un chemin pavé d’or.

Frédéric de Poligny





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