Madagascar veut du riz. Vite


La situation est devenue critique au sud de Madagascar. Les provisions manquent depuis des mois et les prochaines récoltes ne sont pas encore là. Des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ne trouvent plus de quoi se nourrir. « Plus de 1,2 million de personnes,presque pour moitié des enfants, sont dans un état d’insécurité alimentaire grave », confirme le docteur Randrianalison Andrianomentsoa, président du Comité de solidarité de Madagascar (CSM).

La famine frappe les régions d’Anosy, d’Androy et du Moyen Ouest, après trois années d’une sécheresse qualifiée de « dévastatrice » par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Face à cette situation, le PAM distribue des denrées alimentaires et de l’argent « aux populations les plus nécessiteuses », depuis l’été dernier. La FAO l’imite depuis la fin 2016. Mais l’aide reste dramatiquement insuffisante.

Le Japon généreux donateur

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a reçu une contribution financière de 2,3 millions de dollars américains ainsi qu’un don en nature de 620 tonnes de riz du gouvernement du Japon au profit du programme d’alimentation scolaire mis en oeuvre sous la conduite du Ministère de l’Education Nationale.

La cérémonie de remise officielle de ce don par l’Ambassadeur du Japon, Son Excellence Monsieur Ichiro Ogasawara, a eu lieu le 3 février 2017 à l’Ecole Primaire Publique de Motombe, dans la commune de Tuléar II, en présence du Chef de Région Atsimo Andrefana, le Colonel Rabe Jules ; du Préfet de Tuléar, Monsieur Andrianjafinaivo. L. Edward ; du Chef de District de Tuléar II, Madame Bototsako ; du Directeur Régional de l’Education Nationale, Monsieur Mahavitsika Helland et du Représentant du PAM à Madagascar, Monsieur Moumini Ouedraogo.

Le programme d’alimentation scolaire mis en oeuvre par le Ministère de l’Education Nationale fournit quotidiennement un repas chaud à 243 000 enfants dans les régions du sud du pays (Anosy, Androy, Atsimo Andrefana) sujettes à l’insécurité alimentaire, et dans les quartiers urbains défavorisés à Antananarivo, Toamasina et Tuléar.

Les repas de la cantine, fortifiés en micronutriments, sont préparés à base de céréale (riz ou maïs), haricot et huile végétale.

Le programme d’alimentation scolaire comprend également un volet éducatif sur la nutrition et l’hygiène pour les élèves.





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