Les nouveaux enjeux du port de Nice


La Métropole Nice Côte d’Azur est le nouveau propriétaire de ce port urbain où cohabitent plaisance et activités commerciales (Corse, fret, croisière) qui vient notamment de présenter à la presse ses souhaits en matière de protection de l’environnement et aussi ses perspectives de développement dont un quai pour nouvelles unités.

Propriétaire du port de commerce Nice depuis janvier, via l’application de la loi Notre, et exploité par la CCI Nice Côte d’Azur jusqu’en 2038, la Métropole Nice Côte d’Azur a en effet dévoilé ses options pour le développement de l’activité du port et de son quartier.

Un port historique, inauguré en 1857 désormais intégré dans un quartier en plein renouveau et dont l’un des quais accueillera le terminus de la ligne 2 du tramway qui le reliera à la fois au centre-ville et à l’aéroport.

Aujourd’hui le port de Nice avec ses contraintes urbaines assure plusieurs activités (plaisance, commerce, Corse et croisière). Il propose 521 places de plaisance, assure l’accueil d’une activité croisière limitée à 120 et 140 000 croisiéristes chaque année du fait de la taille de ses quais (unité de 180 m de

long au maximum). L’activité vers le Corse et la Sardaigne assurée par les compagnies Corsica Ferries et Moby Line traite entre 800 et 900 000 passagers chaque année. Enfin le trafic fret (essentiellement du ciment) s’établit 200 000 tonnes chaque année.

Le chiffre d’affaires du port pour la CCI (redevance)s atteint à 12 M€ en 2016.

Pour l’avenir, la Métropole veut d’abord renforcer le dialogue avec les professionnels, les usagers, les riverains…Améliorer la circulation et les flux de véhicules et limiter les pollutions liées aux activités portuaires.

Une Commission Locale de Proximité et de l’environnement pour dialoguer sur des questions qui dépassent aussi le périmètre portuaire mais aussi ses évolutions et les projets.

Un observatoire pour le monitoring environnemental de l’infrastructure portuaire est en cours de création. Il est candidat à financements européens.

La Métropole relance l’étude de reprofilage du quai Infernet pour l’accueil des navires et car ferries nouvelle génération moins bruyants et moins polluants en les positionnant loin des parties habitées.

La CCI présentera prochainement une étude sur la possibilité d’alimenter certains navires au GNL. Mais déjà une compagnie utilise déjà un fuel à faible teneur en soufre devançant la législation qui l’impose en 2020.

Michel Bovas





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