Laurent Abitbol en fait-il trop ? par JL Dufrenne


Le départ, assumé par Laurent Abitbol, de Laurent Maucort ex-Directeur général, a mis en lumière le caractère omniprésent, voire parfois omnipotent du président de Selectour. Jean-Luc Dufrenne, un historique du réseau, a voulu lui aussi donner son point de vue sur le management et le style de direction de Laurent Abitbol. Nous lui laissons volontiers la parole :

 » El Presidente Abitbol ! Silence, il parle …

Le principal trait de caractère de Laurent Abitbol, gentiment nommé ici El Presidente, c’est qu’il ose tout !

Tant que cette posture était réservée à la sphère interne de la coopérative, on pouvait « à la limite » la tolérer. Mais lorsque ses propos sont distillés au grand public et qu »ils pourraient, sans autre forme d’analyse, pris pour argent comptant.Il est nécessaire de rétablir, également publiquement, l’équité sur quelques points pour le moins « déroutants ». Nombreux sont ceux qui, comme moi, auraient pu le faire. Ils se reconnaîtront.

Après 8 mois d’hyper présidence, El Presidente dresse donc un premier bilan de son mandat, sous forme d’autosatisfecit.

A minima, on peut se poser à ce stade deux questions : l’une sur la forme et l’autre sur le fond.
Pourquoi personne ne réagit, depuis plusieurs mois, aux propos parfois « border line » d’El Presidente ?

Tout simplement parce que peu de personnes peuvent s’exprimer :

– les salariés tout d’abord : on a récemment vu ce qu’avait coûté au Directeur Général de tenter de s’affranchir de son Président : « circulez, y’a rien à voir« . Pour un Président qui trouvait que les salariés devaient être davantage au coeur du fonctionnement du réseau, c’est raté.

Il est évident que lorsqu’on fait comprendre chaque jour qu « ici, il n’y a qu’un chef et c’est moi« , cela peut calmer les ardeurs de postures contradictoires de certains.

Les salariés s’accommodent d’un omniprésident en s’accrochant à l’amour de leur métier. Beaucoup d’entre eux se disent également que les seules opportunités de postes similaires (par essence très spécialisés) ne peuvent se trouver que dans d’autres grands réseaux, volontaires ou intégrés, et l’herbe n’y est pas forcément plus verte !

– les administrateurs ensuite : plusieurs d’entre eux sont « pieds et mains liés » par des intérêts, présents ou à venir, avec El President. Ils subissent donc en protégeant leur avenir.

D’autres sont encore dans la phase de totale dévotion à leur El President et il est trop tôt pour qu’ils développent un esprit critique.

Enfin, quelques uns observent tels de vieux sphynx ou s’opposent au Chef mais sont immédiatement remis au pas par El President et consorts qui voient rouge et leur rappellent que c’est comme çà. Un point c’est tout !

Les délégués régionaux : c’est eux qui devraient s’exprimer davantage et faire remonter la réalité terrain.

Le comité d’audit : il doit, a posteriori, jouer son rôle et pourrait découvrir, au gré de ses investigations, quelques sujets à creuser

Sur le fond maintenant, El Présidente ose tout et pourquoi personne ne réagit ?

C’est ce que je vais factuellement tenter de faire ci-dessous, pour la première fois :

Le changement de marque :

En dehors de la jouissance pour El President de renouer avec le terreau originel du réseau Selectour, il n’y a eu aucun avantage « palpable » pour les agences à alléger la marque. Le changement de « pancartes » comme le dit lui-même le Président Abitbol, est pris en charge par le réseau.

Quant à la campagne média à venir (2 millions d’euros engagés) au slogan : « Selectour, ça vous fera des vacances« , un nombre important d’agences n’y adhère pas. Comme je les comprends…

A partir de combien de points de croissance cette campagne sera considérée comme efficace, on ne le sait pas et après tout, pas très grave, « ça nous fera des vacances ! »

Sur la rénovation des agences  

Ce chantier, cher à l’ex-Directeur Général Laurent Maucort ne semble pas avoir remporté le succès escompté. On ne connait pas à ce jour le nombre précis d’agences ayant adhéré. Et pour cause, le coût disproportionné de la rénovation au m2 en a refroidi plus d’un.

Sur l’assainissement des comptes :

Le réseau se portait financièrement très bien avant l’arrivée d’El Presidente. Ces premiers 8 mois de présidence (dont 4 sur l’expo précédent) n’ont eu aucun impact en positif ou en négatif.

L’apaisement au sein du CA :

Si l’apaisement consiste à répéter qu’il n’y a qu’un seul chef et que le chef, c’est moi : alors, oui, c’est apaisant, peu dans l’esprit coopératif certes, mais apaisant !

Les renégociation des accords TO 

El President avait crié haut et fort, en 2016, qu’il avait repris la main sur les contrats TO pour le plus grand avantage des adhérents.

Il semble dire aujourd’hui que beaucoup de choses sont figées et qu’on ne gagne pas assez d’argent dans la distribution : une révélation !

La confusion qui demeure dans le taux réel de rémunération des TO incite les agences à détourner les mêmes To pour créer eux même leurs propres forfaits. Ceci explique peut être en partie la baisse des ventes.

ll est évident que lorsqu’un TO, Voyamar pour ne pas le nommer, rémunère à 7,8 % TTC un circuit USA, largement diffusé pourtant au sein du réseau, on a plutôt envie de « le faire soi-même« .

Quant à l’aide financière réservée aux agences IATA dans le cadre de la modification des dates de règlement BSP, c’est une bonne chose. Il est tant que le réseau apporte des signes forts au soutien de l’activité business travel qui représente, encore aujourd’hui, plus de 60 % de l’activité globale.

Jusqu’à nouvel ordre, la coopérative Selectour demeure un espace de liberté où chaque adhérent peut apporter son avis.

J’aurais préféré que cet échange soit circonscrit à la sphère du réseau mais El President en a décidé autrement. Il serait de bon ton, si le Président juge qu’une réponse à mes propos s’impose, qu’il le fasse au travers de notre communication interne.

A bon entendeur…

Jean-Luc Dufrenne





    15 commentaires pour “Laurent Abitbol en fait-il trop ? par JL Dufrenne

    1. L’article ne Mr DUFRENNE ne « tient pas debout » tant sur le fond que sur la forme. C’est d’ailleurs le cas de la plupart des articles qu’il a publiés jusqu’alors. Ce monsieur se gargarise de mots et pense être savant parce qu’il emploie quelques mots de vocabulaire soutenu mais malheureusement pour lui souvent à contresens. Sa plaidoirie « anti- Laurent ABITBOL » aurait pu tenir en 4 phrases alors qu’il nous fait un roman. Aigri, jaloux, mauvais perdant, il est pitoyable… Et c’est navrant que notre presse pro lui laisse tribune pour raconter n’importe quoi et très mal. .

    2. En tant qu’administrateur du réseau Selectour depuis avril 2016 et au vu de ce que je viens de lire, je ne peux pas rester sans réagir puisque je suis un homme libre, un homme de l’ombre et pragmatique qui travaille pour le réseau auprès de Laurent Abitbol. Avant tout, pour ceux qui ne le savent pas, je suis un cumulard passionné par mon métier et proche du terrain ; Co président de la commission Technologie avec mon ami Valéry Muggéo, membre de la Commission Affaires depuis plus de vingt ans, membre de la Commission finances, Administrateur élu par le conseil d’administration au GIE ASHA et je participe à la réflexion sur un nouveau modèle économique appelé New Coop. donc autant dire que j’ai une vision globale de notre réseau et j’y passe une grande partie de mon temps de travail. Mon cher Jean Luc, nous nous sommes parlés il y a plus d’un mois sur les interrogations que tu étales dans la presse et je t’ai répondu en toute transparence; je m’aperçois que tu deviens amnésique ou tu ne m’a pas écouté ! Tu te trompes ou peut être souhaites tu tromper les adhérents ? Notre Président est un homme qui souhaite aller vite et il a raison compte tenu des défis à relever. il souhaite que le réseau soit propriétaire de sa Technologie et il a raison, je l’aiderai pour cela. Notre modèle coopératif est obsolète, chacun le sait. Il souhaite une refonte pour le bien du réseau et il a raison. Notre Président a plusieurs qualités rares qu’apparemment tu n’as pas ! il le dit lui même, il est très attaché au réseau Selectour, il sait reconnaître quand il a tort, il sait écouter, visionnaire certainement ……… En toute état de cause s’ il fait du réseau ce qu’il a fait pour son entreprise, je signe tout de suite!
      PS : je n’ai rien à vendre, je suis plutôt acheteur et mon intérêt est un réseau coopératif fort !
      Jean Marc Gameiro
      Administrateur SELECTOUR

    3. Ce sujet est abordé à la légère par quelqu’un de léger, ce qui en fait un article tout simplement léger. En effet Mr Dufrenne aime employer de belles phrases et de beaux discours mais malheureusement ne connait ni le business ni le changement et l’adaptation que doit connaitre le tourisme dans les années à venir. Il me semble qu’à ce sujet Monsieur Abitbol possède un coup d’avance et cela personne ne peut lui enlever.
      Alors jaloux Monsieur Dufrenne ou tout simplement rancunier !!!

    4. Nous avions tous oublié votre prose et vos envolées lyriques.
      Quel culot vous avez !
      A croire que vous êtes frappé d’amnésie, et ou de masochisme incurable…
      Un peu d’aide ?
      Ça commence par un T est fini par un C, en trois lettres.
      Continuer à vos vers libres, cher Troubadour, vous nous divertissez…
      La campagne à trouver son comique

    5. Pour une fois que Mr Dufrenne trouve les mots justes , le pauvre voit toute la cour du Ducé lui tomber dessus…..
      Excellente synthèse….
      Seulement quoi faire Mr Dufrenne ?
      Vous voir revenir au conseil ?
      J’attends la suite avec envie
      C’est le Gobert qui doit etre vert , se faire piquer le record de « lu »
      Ca mérite une contre attaque dès Lundi Mr Dom

      • La neutralité de La Quotidienne n’est plus à prouver. C’est ce qui fait sa force. Alors que Gobert en veut à la terre entière et manque souvent de lucidité et de hauteur de vue !! voilà c’est dit !

    6. Vous êtes si prompt à critiquer par écrit et par presse interposée alors qu’il serait plus honnête et courageux de le faire en interne entre vous et face au président.
      ce déballage me semble bien lâche.
      La critique vous semble si facile, alors que sans doute pour vous, l’art est trop difficile.
      Alors soyez un démocrate courageux et allez affronter El presidente (comme vous dites) et par pitié, débattez en privé.

    7. Vous qui vous êtes tant plaint de l’attitude de Monsieur Gobert à votre encontre… Serait il devenu votre mentor ?
      Malheureusement il n’a pas su faire sortir que le meilleur de vous même

      Et à part faire du mal à la marque « Selectour », votre verbiage n’a à ce jour aucun intérêt… car dicté par un « ego » qui ne supporte toujours pas votre rejet du CA par le réseau un jour de juin 2016.

    8. A l’heure où l’on parle sans cesse de promesses et d’engagements non tenus, et de l’adéquation de la parole des dirigeants avec leurs actes, comment pouvez-vous ainsi dénigrer le travail de Laurent Abitbol qui a dépensé de l’énergie et de la créativité pour mener à bien le programme sur lequel il a été élu ?
      Il est prématuré et déplacé de peindre le tableau négatif que vous affichez ici.
      Par ailleurs, croire aussi peu dans le réseau dont vous êtes un « historique » et le traîner dans la boue alors que des réformes profondes sont en route n’est ni cohérent, ni fair-play… Qui vous empêche d’aller ailleurs voir si l’herbe est plus verte ? Si tant est qu’on puisse s’interroger sur des partenaires intéressés par une recrue aussi négative…
      Quand perdra-t-on, l’habitude, dans ce pays de râler avant de mesurer les effets de chaque initiative ?
      Laurent Abitbol en a fait beaucoup en huit mois, alors qu’il subit, comme ses prédécesseurs, un contexte difficile… Préparer le Selectour de 2020 est un très gros chantier et on devrait plutôt se réjouir que quelqu’un s’y soit attelé…

    9. Cher Monsieur Dufrenne, quel article à charge alors que vous êtes l’exemple de l’échec chez Selectour ! Monsieur ABITBOL prouve pour l’instant qu’il sait faire, vu la motivation qu’il a pour notre réseau je pense qu’il va nous mener très haut.
      Soyez bon joueur et laissez les travailler.

    10. Le temps est un mot que vous ne semblez pas connaître Monsieur Dufrenne, car avant de juger une Présidence, généralement on le fait en dressant un bilan au bout d’un certain temps.
      Vous portez des jugements hâtifs sur des comportements, des mesures, sans n’avoir aucune idée des répercutions qu’ils peuvent avoir : c’est en tenant compte de ces répercutions que l’on est généralement en mesure de dresser un bilan. Et à ce moment-là et uniquement dans ce cas, un jugement peut être porté sur des actes réels.
      Cela fait huit mois que Laurent Abitbol Préside ce réseau dont il ne connaissait pas les rouages puisqu’il venait à peine d’être élu administrateur, laissons-lui le temps de prendre les mesures qui lui semblent bonnes et nous verrons les résultats, mais rassurez-vous, certains sont déjà inscrits.
      Et si l’on regarde son passé professionnel, les résultats seront palpables puisque nous avons à faire à quelqu’un qui n’a plus à prouver son efficacité dans nos métiers.
      Laurent Abitbol est Président depuis seulement huit mois. Quant à vous Monsieur Dufrenne, il vous aura par contre fallu moins de huit mois pour plonger le réseau dans un désastre financier et commercial sur la négociation des contrats TO.
      Ce jugement que vous portez montre à une très forte nostalgie, ou amertume de ne plus faire partie du conseil d’administration. Mais ce sont les adhérents qui se sont exprimés à votre égard, et nous sommes maintenant dans un autre temps.

    11. Une entreprise, ce n’est pas une démocratie… Mais on sent beaucoup de résistance au changement dans votre analyse. Peut etre meme de nostalgie… Vous oubliez de dire qu’ Abitbol renforce la politique de référencement auprès de ses fournisseurs, et la discipline au sein du réseau pour ce même référencement. Le principal point faible de SA jusqu’ici au yeux des fournisseurs.

      L Abitbol a une belle connaissance du business dans son ensemble, et une vision. Et pire, car c’est souvent vu comme un crime en France, a reussi dans le tourisme et s’est enrichi…

      Et puis mieux vaut peut être régler vos comptes ailleurs que publiquement , dans la presse professionnelle… Sans être nécessairement loyal, vous pourriez peut être éviter d’étaler sur la place publique ce qui est votre vérité, mais pas forcement LA vérité…

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