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	<title>La Quotidienne &#187; Richard Vainopoulos</title>
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	<description>L&#039;actualité du Tourisme pour les professionnels</description>
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		<title>Classement hôtelier français : Des étoiles en trompe l&#8217;œil !</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 09:53:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Vainopoulos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Classement hôtelier]]></category>
		<category><![CDATA[classification]]></category>
		<category><![CDATA[Forum économique mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Vainopoulos]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand le succès devient une malédiction. Première destination touristique mondiale en nombre de visiteurs depuis des années, la France est malheureusement passée cette année de la 3ème à la 7ème place du classement des pays les plus compétitifs en matière de tourisme. En clair, le Forum économique mondial, auteur du classement, reproche à la France [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quand le succès devient une malédiction.<br />
Première destination touristique mondiale en nombre de visiteurs depuis des années, la France est malheureusement passée cette année de la 3ème à la 7ème place du classement des pays les plus compétitifs en matière de tourisme. En clair, le Forum économique mondial, auteur du classement, reproche à la France de se reposer sur ses lauriers et de se laisser dépasser par la concurrence internationale.</p>
<p>Ce nouveau signal d’alarme rejoint de manière générale le procès pour autosatisfaction à l’encontre de notre pays, qui aurait les plus grandes difficultés à rester dans la course de la mondialisation.</p>
<p>Or, j’en suis certain, il est tout à fait possible de changer pour le mieux.</p>
<p><strong>UN CLASSEMENT FRANCO-FRANÇAIS, PARTIAL ET PARTIEL</strong></p>
<p>Je pense notamment à notre système de classification hôtelier, qui, bien que réformé en juillet 2012,  est encore éloigné des standards internationaux. C’est typiquement ce genre de lacunes qui brouille la perception qu’ont les touristes de notre offre touristique et participe à notre recul dans les classements.</p>
<p>Que reproche-t-on à cette classification ? Tout simplement d’être partiale et partielle.</p>
<p>Partiale parce qu’élaborée par un nombre trop restreint de professionnels de l’hôtellerie, exclusivement français. Comment faire preuve d’objectivité dans la constitution d’un barème lorsque ses propres hôtels seront concernés ? Comment prétendre être au niveau des meilleurs classements internationaux lorsqu’aucun acteur étranger n’a réellement participé aux réflexions ? A cela s’ajoute que les contrôles ne sont plus le fait du Ministère, mais souvent de cabinets privés, payés par les hôteliers eux-mêmes…</p>
<p>Partielle parce que le classement repose sur des critères plus quantitatifs que qualitatifs. Clairement, les critères simplistes de surface et du nombre d’équipements proposés par l’établissement l’emportent sur les exigences liés au service. C’est particulièrement vrai pour les hôtels qui se présentent comme des 5 étoiles et dont les prestations globales sont bien souvent décevantes au regard du prix affiché. Combien d’entre eux sont réellement en mesure de proposer un room-service digne de ce nom ? Que vous importe de bénéficier d’une chambre de 50 m², si les équipements sont usagés ?</p>
<p><strong>POUR LA FORMATION D’UNE COMMISSION INTERNATIONALE</strong></p>
<p>En réalité, le constat est sans appel, du fait de ce classement plus qu’approximatif, à même niveau d’étoiles les hôtels français sont bien souvent en-deçà de ce qui est proposé à l’étranger, notamment en Asie, aux Etats-Unis ou même en Allemagne. La classification actuelle est donc source de confusion pour la clientèle touristique internationale et il est malheureusement avéré qu’un 4 étoiles français est très rarement au niveau d’un 4 étoiles de bien d’autres pays.</p>
<p>Il est donc impératif d’ouvrir à nouveau ce dossier en abandonnant l’idée d’une exception culturelle française. Bien au contraire, tout l’enjeu est de s’aligner sur les normes internationales. Je plaide donc pour la formation d’une nouvelle commission, qui ne soit pas uniquement composée de professionnels français, à même d’établir un classement objectif, autant quantitatif que qualitatif et qui puisse tenir la comparaison avec ce qui se fait de mieux à l’étranger.<br />
La France est parmi le top 3 des pays attirant le plus de visiteurs, soyons dans le top 3 des hébergements touristiques !</p>
<p><strong>Richard Vainopoulos</strong></p>
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		<title>Vols à la portière sur l’A1 entre Roissy et Paris : une image désastreuse pour la France et sa capitale</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2013 11:02:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Vainopoulos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[La Direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement d’Ile de France (DRIEA), sous autorité du préfet de région, a achevé les travaux du tunnel de Landy sur l’autoroute A1 cet été. S’il a bien été question de renforcer la sécurité des automobilistes en cas d’accident ou d’incendie, rien n’a été fait pour mettre [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La Direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement d’Ile de France (DRIEA), sous autorité du préfet de région, a achevé les travaux du tunnel de Landy sur l’autoroute A1 cet été.<br />
S’il a bien été question de renforcer la sécurité des automobilistes en cas d’accident ou d’incendie, rien n’a été fait pour mettre définitivement fin aux « vols à la portière ».</p>
<p>Depuis maintenant plusieurs années et dans l’indifférence la plus totale, ce phénomène des « vols à la portière » sévit sur la portion d’autoroute reliant l’aéroport de Roissy à Paris et plus particulièrement sous le tunnel du Landy.</p>
<p>Régulièrement des agresseurs à pied profitent des embouteillages pour briser les carreaux des voitures de femmes seules, des taxis avec des touristes à bord et des voitures diplomatiques, pour voler tous biens à leur portée.</p>
<p>En plus de causer des dégâts financiers importants, les victimes restent traumatisées par la violence de ces agressions qui, répétées, nuisent directement à l’image de Paris, et donc au tourisme de manière générale.</p>
<p>Comment ne pas repartir avec une impression dégradée de votre séjour, lorsqu’à votre arrivée ou juste avant votre départ, des hommes cagoulés fracassent la vitre de votre taxi à coup de poing américain et vous arrachent violemment vos affaires personnelles ?</p>
<p>Il est inacceptable que la préfecture et la Ville de Paris n’agissent toujours pas de manière concrète pour mettre un terme cette situation déplorable.</p>
<p>Ne pas agir, c’est faire preuve de laxisme vis-à-vis de la sécurité des personnes.   Mais c’est aussi laisser une image déplorable de Paris aux touristes étrangers.<br />
Il suffirait de bâtir de simples murs le long des voies aux entrées du tunnel : ils  empêcheraient le libre passage sur cette voie des agresseurs et entraineraient une forte diminution des vols à la portière.</p>
<p>Il n’est plus possible d’attendre pour prendre les mesures qui s’imposent.</p>
<p><strong>Richard Vainopoulos</strong></p>
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		<title>Eoliennes, et si le bon sens l’emportait ?</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Dec 2012 22:55:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Vainopoulos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[baie de Saint Brieux]]></category>
		<category><![CDATA[éoliennes]]></category>
		<category><![CDATA[falaises d’Etretat]]></category>
		<category><![CDATA[la Baule]]></category>
		<category><![CDATA[Natura 2000]]></category>

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		<description><![CDATA[Jour après jour, le développement de l’éolien français rencontre une opposition croissante. Le mardi 18 décembre, après une forte mobilisation locale, le préfet de Loir-et-Cher a refusé d’autoriser l’implantation de onze éoliennes dans sa région. Les arguments suivants ont été avancés : protection des habitants et de leur environnement, préservation du patrimoine historique et paysager, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Jour après jour, le développement de l’éolien français rencontre une opposition croissante. Le mardi 18 décembre, après une forte mobilisation locale, le préfet de Loir-et-Cher a refusé d’autoriser l’implantation de onze éoliennes dans sa région.<br />
Les arguments suivants ont été avancés : protection des habitants et de leur environnement, préservation du patrimoine historique et paysager, présence d’une zone Natura 2000 et proximité de la Loire, patrimoine de l’humanité. Ce dernier exemple, qui s’ajoute au cas emblématique du Mont Saint-Michel, révèle que rien n’est joué en matière d’éoliennes et que le débat ne fait que commencer.</p>
<p>Il faut être clair : les professionnels du tourisme ne s’opposent pas à la transition énergétique voulue par le gouvernement actuel. Ils militent simplement pour une meilleure répartition des éoliennes sur le territoire et notamment des éoliennes en mer.   Le projet d’implantation au large des côtes Atlantique et Normande entrainera une dégradation certaine de sites exceptionnels, tels que les falaises d’Etretat, les plages du débarquement, la Baule ou encore la baie de Saint Brieux, également classée Natura 2000. Cela représente une menace pour le tourisme, qui, il faut le rappeler, est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie française.<br />
En effet, à l’heure à laquelle le taux de chômage national a dépassé la barre des 10 %, il peut sembler très incertain de mettre en péril une industrie qui représente plus d’1 million d’emplois direct et qui créé 2,4 % de la valeur ajoutée dans le PIB français. A titre de comparaison cela représente un montant de 41,6 Mds d’euros en 2010 contre 30 Mds pour le secteur de l’énergie.  De même, les 10 000 créations d’emplois avancées par les consortiums qui ont remportés les appels d’offre pour l’éolien en mer, doivent être comparées avec les 27 000 emplois créés en moyenne annuelle par le secteur touristique depuis une dizaine d’année.<br />
Enfin on rappellera qu’en France le tourisme littoral représente 190 000 emplois directs, 8,5 % du total de l’emploi des cantons littoraux et 44 % de la valeur ajoutée de l’économie maritime.  Il n’était pas inutile de rappeler ces quelques chiffres.<br />
Pour finir, il n’est pas inintéressant d’observer les expériences étrangères en matière d’impact touristique des éoliennes offshores.<br />
Les résultats parlent d’eux même.<br />
Une étude menée en 2008 par le gouvernement écossais, dont la région est fortement concentrée en installations d’éoliennes offshores, révèle que parmi les touristes sondés, 63 % ont dit préférer une vue sans éoliennes à partir de leur chambre d’hôtel. Pour les établissements dont les vues sont compromises, l’étude a conclu à une réduction de fréquentation de 4,9 % à 16,20 % et évalue la diminution nette de leurs revenus entre 0,48 % et 1,59 % respectivement.<br />
Doit-on attendre que les éoliennes soient installées en France pour prendre conscience des dégâts causés à des sites exceptionnels ?</p>
<p>Il faut en appeler ici à la cohérence des pouvoirs publics qui ne peuvent soutenir que les activités touristiques « constituent un relais de croissance majeur et une source d’emplois essentiel» et permettre en même temps la dégradation de notre patrimoine naturel et culturel par l’installation massive d’éoliennes offshores sur des sites touristiques d’exception.<br />
Tous ces arguments, je les ai avancés lors de mon audition par la Commission Nationale du Débat Public le mercredi 5 décembre.<br />
Ses membres n’y ont pas été insensibles et souhaitent continuer le débat. Ce qui confirme que le bon sens peut l’emporter.</p>
<p><strong>Richard Vainopoulos</strong></p>
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		<title>Grippe A : la véritable erreur de Roselyne Bachelot</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Aug 2012 22:01:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Vainopoulos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[En estimant dans son dernier ouvrage avoir parfaitement géré la crise de la grippe A, Roselyne Bachelot commet l’erreur la plus grave, qui consiste à ne tirer aucun enseignement d’un événement qui aura coûté beaucoup d’argent et aggravé la défiance des Français à l’égard des scientifiques, des politiques et des médias. Or sans confiance, la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>En estimant dans son dernier ouvrage avoir parfaitement géré la crise de la grippe A, Roselyne Bachelot commet l’erreur la plus grave, qui consiste à ne tirer aucun enseignement d’un événement qui aura coûté beaucoup d’argent et aggravé la défiance des Français à l’égard des scientifiques, des politiques et des médias. Or sans confiance, la parole des pouvoirs publics perd toute sa force alors même que sa crédibilité est la condition de la bonne gestion de la crise.</p>
<p>C’est pourquoi il n’est ni possible ni acceptable de reproduire la façon dont a été gérée la grippe A.  Pour que la confiance soit au rendez-vous au moment où elle sera un jour ou l’autre à nouveau nécessaire, trois règles doivent être respectées.</p>
<p><strong>L’indépendance des experts en question</strong></p>
<p>Pour faire face au risque de grippe A qui semble se préciser à l’automne 2009, le gouvernement de François Fillon a acheté 94 millions de doses de vaccins. Au terme d’une campagne aussi gigantesque que chaotique, seul 8,5% de la population a souhaité bénéficier de ce dispositif. Un bilan bien maigre au regard des 660 millions qu’a coûté l’opération. Outre des contrats mal négociés avec les laboratoires, il semble que les conseils scientifiques de Roselyne Bachelot aient été très liés aux producteurs pharmaceutiques – cette relation ambiguë ne concerne d’ailleurs pas uniquement la France.</p>
<p>Un regard impartial et distancié est pourtant indispensable pour prendre des mesures dont l’impact financier, économique sanitaire est bien souvent irréversible. L’indépendance des experts ne doit souffrir aucun doute et tout conflit d’intérêt doit être écarté. Les scientifiques qui travaillent directement ou indirectement pour les laboratoires ne peuvent en aucun cas être les conseillers du gouvernement. Sans cette garantie, une suspicion même infondée devient inévitable. En d’autres termes, tout conflit d’intérêt doit être écarté. Est-ce le cas aujourd’hui ? On veut le croire.</p>
<p><strong>La responsabilité des pouvoirs publics</strong></p>
<p>Roselyne Bachelot a une conception bien particulière du principe de précaution. Elle l’affirme à nouveau dans son livre : en situation de risque, les mesures maximales doivent être appliquées immédiatement. D’où son choix d’assurer une couverture totale de la population en terme de vaccination, et la commande ferme qui s’en est suivie auprès des laboratoires.</p>
<p>S’il ne s’agit pas d’attendre qu’un risque soit avéré pour prendre des mesures de protection, il ne s’agit pas non plus d’opter pour des solutions radicales sauf à envisager la gestion de ce type de crise sous un angle politicien. Il faut être conscient qu’une fois les mesures prises, il n’est plus possible de revenir en arrière, que ce soit pour rassurer la population ou remettre en cause des engagements financiers.</p>
<p>La prudence impose dans ce genre de situations une réponse graduelle et proportionnée. La première responsabilité du pouvoir politique est de ne pas donner le sentiment de céder lui-même à l’affolement. Dans le cas présent, le gouvernement aurait eu tout intérêt à associer dès le départ les médecins traitants et à sonder l’opinion pour adapter les commandes de vaccins, en l’absence d’obligation d’ordre public.</p>
<p><strong>L’emballement médiatique</strong></p>
<p>Quoiqu’elle en dise, la ministre, en 2009, n’a pas su résister à l’emballement médiatique autour de la pandémie. Les interventions se sont multipliées, plus ou moins fondées, plus ou moins crédibles, qui ont en tout cas contribué à renforcer la pression médiatique sur le gouvernement. Si les médias ont, dans un premier temps, contribué à amplifier la crise en exagérant la menace, ils ont aussi saboté la réaction – certes excessive -  des pouvoirs publics. De son côté, la communication du gouvernement, en parallèle, n’a pas su s’adapter pour faire passer un message adéquat</p>
<p>Le rôle d’un ministre ne consiste pas à suivre la vague mais au contraire à prendre la distance nécessaire pour analyser la situation le plus justement possible. Les pouvoirs publics doivent anticiper les effets « boule de neige » liés aux médias, pour conserver une ligne de conduite cohérente et réfléchie. C’est aussi leur devoir d’entretenir un lien permanent avec des journalistes spécialisés dans le domaine de la santé pour garantir une bonne compréhension d’enjeux qui sont souvent très techniques.</p>
<p>La crise de la grippe A n’aura pas simplement coûté beaucoup d’argent. Elle a plus gravement renforcé la méfiance des Français à l’égard de la vaccination. Les interrogations des parents ont été beaucoup alimentées par la rumeur sur les intérêts financiers en jeu. L’exclusion des médecins traitants au début de la crise, la réaction alarmiste des pouvoirs publics renforcée par l’emballement médiatique… toutes ces errements ont altéré la confiance des Français dans un moment où elle était indispensable. Bien sûr il est plus facile d’établir un tel constat a posteriori et tout responsable politique a le droit de se tromper. La moindre de ses responsabilités est d’avoir le courage de reconnaître ses erreurs et le devoir d’en tirer des enseignements. Si Roselyne Bachelot semble plus soucieuse de se justifier que de se livrer à un exercice d’autocritique, espérons que ses successeurs auront à cœur de tirer des leçons du passé.</p>
<p><strong>Richard Vainopoulos</strong></p>
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		<title>Quand Internet entre dans sa phase de maturité</title>
		<link>http://www.laquotidienne.fr/quand-internet-entre-dans-sa-phase-de-maturite/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=quand-internet-entre-dans-sa-phase-de-maturite</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Jul 2012 22:01:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Vainopoulos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, les paiements par cartes de crédit ne représentent que 8,5 % des transactions pour les ventes à distance (VAD). A terme, ces achats réalisés exclusivement sur internet devraient atteindre 10 ou 15 % des transactions au maximum. L’existence de ce plafond ne doit rien au hasard. Il s’explique par des raisons objectives. Une sécurité [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, les paiements par cartes de crédit ne représentent que 8,5 % des transactions pour les ventes à distance (VAD).<br />
A terme, ces achats réalisés exclusivement sur internet devraient atteindre 10 ou 15 % des transactions au maximum.<br />
L’existence de ce plafond ne doit rien au hasard. Il s’explique par des raisons objectives.</p>
<p><strong>Une sécurité de paiement toujours relative</strong></p>
<p>A elles seules, les ventes à distance concentrent plus de 60% des fraudes à la carte bancaire. Cette limite explique que le consommateur minimise les risques, en n’achetant sur Internet que pour des montants moyens voire faibles.  Les moyens toujours plus sophistiqués pour sécuriser les paiements en ligne, comme le système 3D Secure, ne laissent entrevoir aucune solution définitive. Ils procèdent d’une fuite en avant caractéristique des secteurs technologiques, les fraudeurs imaginant sans cesse de nouvelles solutions informatiques pour contourner les contrôles. La complexification des systèmes de paiements peut même constituer une limite en soi dans la mesure où elle rebute inévitablement une partie des consommateurs qui trouvent plus simple de se déplacer dans un point de vente.   Internet n’est pas conçu pour le sur-mesure. Et encore moins pour gérer les imprévus   Une autre limite de l’achat sur internet s’explique par le fait, qu’au delà d’un certain montant, les clients préfèrent avoir un interlocuteur identifié. Internet est conçu pour traiter une demande massive et si possible basique.<br />
Dans le tourisme, la moyenne des ventes est de 600 € quand elle ne dépasse pas 99 € dans le commerce en général. Il faut avoir cherché un voyage avant de l’acheter sur Internet pour savoir à quel point cette recherche peut être chronophage.<br />
Il faut également avoir eu un problème et avoir cherché à joindre quelqu’un en pleine grève des transports pour se convaincre que le e-commerce n’est pas toujours la panacée.<br />
Dans bien des cas, le consommateur découvre une évidence : le commerce traditionnel reste encore la façon la plus efficace de gagner du temps et la plus sécurisée financièrement, en toute efficacité. Après tout ce n’est pas un hasard si de nombreux pure-players ouvrent des boutiques ou s’associent avec des agences traditionnelles…</p>
<p><strong>Richard Vainopoulos</strong></p>
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		<title>Trois grandes priorités pour le tourisme</title>
		<link>http://www.laquotidienne.fr/trois-grandes-priorites-pour-le-tourisme/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=trois-grandes-priorites-pour-le-tourisme</link>
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		<pubDate>Sun, 15 Jul 2012 22:01:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Vainopoulos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Personne ne la connaît encore mais la nouvelle ministre du tourisme, Sylvia Pinel, a de la personnalité et des idées. Elle a mille fois raison de s’inquiéter du déclin lent mais constant de la France auprès des touristes étrangers. Notre pays a mangé son pain blanc. Aujourd’hui, d’autres destinations nous devancent ou nous talonnent. Et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Personne ne la connaît encore mais la nouvelle ministre du tourisme, Sylvia Pinel, a de la personnalité et des idées. Elle a mille fois raison de s’inquiéter du déclin lent mais constant de la France auprès des touristes étrangers. Notre pays a mangé son pain blanc. Aujourd’hui, d’autres destinations nous devancent ou nous talonnent. Et la crise n’y est pour rien. D’autres pays, aussi touchés, font mieux. Le nier ne sert a rien. Se limiter à ce constat, non plus. Il faut agir tant qu’il est encore temps. Et vite.</p>
<p><strong>Plus de coopération = plus de compétitivité</strong></p>
<p>En se donnant pour priorité de renforcer la culture du partenariat dans le secteur du tourisme, Sylvia pinel ne se trompe pas sur l’essentiel. Notre secteur doit être plus plus compétitif et plus coopératif. Trop de petites et moyennes structures, publiques et privées, préfèrent travailler seules quitte à ne pas avoir les moyens de se développer. La mise en place d’une filière de l’industrie touristique et le développement de « contrats de destination » sont d’excellentes idées. Encore faut-il que chacun joue sa partition. Les acteurs publics ou parapublics ont vocation à promouvoir le tourisme et les entreprises à vendre des produits pour tous.</p>
<p><strong>Règlementer le e-commerce  </strong></p>
<p>La coopération entre le secteur public et le secteur privé est nécessaire mais une concurrence saine entre les vendeurs de séjours et de voyages est aussi indispensable. Sylvia Pinel a raison de vouloir mieux encadrer le e-commerce pour que cet acteur offre les mêmes garanties au consommateur que les autres acteurs privés. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Il y a là une distorsion de concurrence mais aussi une des sources les plus importantes de plaintes client. La ministre a également raison de vouloir harmoniser la règlementation en matière de sécurité et de responsabilité civile.</p>
<p><strong>N’ignorons pas le travail de la Commission européenne</strong></p>
<p>Un seul bémol, mais de taille : ce travail d’actualisation et d’harmonisation des garanties offertes par les vendeurs et les transporteurs que demande  la ministre du tourisme est en cours de réflexion au niveau européen. La directive forfait qui encadre notre code du tourisme va être révisée.<br />
Et la réforme de la directive transport est envisagée par la Commission. Il serait donc absurde de vouloir mettre la charrue avant les bœufs.<br />
L’essentiel se joue aujourd’hui à Bruxelles et c’est pour cela que je me bats en ce moment au niveau européen.</p>
<p><strong>Richard Vainopoulos</strong></p>
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		<title>Pour en finir avec les prévisions de départ</title>
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		<pubDate>Mon, 28 May 2012 04:55:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Vainopoulos</dc:creator>
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		<category><![CDATA[prévisions de départ]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Vainopoulos]]></category>

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		<description><![CDATA[Quel crédit accorder aux prévisions de départs dont nous gratifient chaque année les sociétés qui en font leur métier ? Aucun et voici pourquoi. Crise ou pas, les chiffres  de départ restent quasi identiques d’une année sur l’autre Les crises n’ont pas autant d’impact qu’on pourrait le penser sur les départs en vacances. Si la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quel crédit accorder aux prévisions de départs dont nous gratifient chaque année les sociétés qui en font leur métier ? Aucun et voici pourquoi.</strong></p>
<p><strong>Crise ou pas, les chiffres  de départ restent quasi identiques d’une année sur l’autre</strong></p>
<p>Les crises n’ont pas autant d’impact qu’on pourrait le penser sur les départs en vacances. Si la morosité ambiante peut conduire certains à réduire leurs dépenses sur places ou à différer leur départ, elle dissuade rarement les Français de se mettre au vert pendant douze mois d’affilée. C’est ainsi que chaque année, les chiffres des départs sont invariablement les mêmes : près de la moitié de nos concitoyens partent en vacances et un quart choisit de le faire en recourant à l’expertise d’un agent de voyages.</p>
<p><strong>Les prévisions se contredisent entre elles</strong></p>
<p>Preuve s’il en est du peu de sérieux des prévisions, les organismes qui en ont fait une profession se contredisent entre eux. Dernier exemple en date, les études récentes de Protourisme et d’Opinion Way sur les intentions de départ en vacances des Français. Quand la première, en mars dernier, nous annonce que « les intentions de départs (…) sont en très légère hausse pour 2012 », la seconde prévoit exactement l’inverse dans une enquête publiée ces derniers jours !</p>
<p><strong>La méthodologie et les chiffres restent très secrets</strong></p>
<p>Si Opinion Way a la délicatesse (et l’honnêteté) d’offrir un panorama complet des résultats de ses études, ce n’est pas le cas de Protourisme. Ce dernier ne dévoile que ce qu’il veut bien à travers un communiqué mettant en avant une sélection de résultats. Pas d’explication sur le choix de publier certains chiffres plutôt que d’autres. Rien sur la méthodologie appliquée.  Rien non plus sur l’échantillon. Difficile dans ces conditions de juger du sérieux du travail effectué…</p>
<p><strong>Des études qui ignorent l’essentiel </strong></p>
<p>Plus ennuyeux encore, les prévisions de départ semblent oublier que les Français ne partent plus uniquement pendant les vacances scolaires mais répartissent leurs séjours sur toute l’année et sur des périodes plus courtes. Un mauvais résultat sur une période de l’année peut tout à fait être compensé par des pics de fréquentation à d’autres périodes. De même, les Français ont tendance à décider de leur départ de plus en plus tard. Ils peuvent ainsi déclarer en toute franchise ne pas vouloir partir et changer d’avis quelques semaines plus tard.</p>
<p><em>Que faire alors</em> ? D’abord ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il est intéressant de connaître les intentions de départ des Français même si je ne suis pas sûr que cela change grand-chose, ni pour les professionnels, ni pour les vacanciers. Ce genre d’étude permet au moins d’apprécier une tendance générale. Ne jetons donc pas le bébé mais sachons renouveler l’eau du bain. Pour éviter toute confusion, il faudrait que les intentions de départ portent sur une année pour tenir compte de l’évolution des habitudes de vacanciers. Il faudrait que tous les sondages publient systématiquement leur échantillon, leur méthode et leur questionnaire (ce serait bien, me semble-t-il, la moindre des choses). Il faudrait surtout que les chiffres portent prioritairement sur les vacanciers qui entendent partir. Cela nous éviterait d’entendre à chaque fois qu’au moins la moitié des Français ne partiront pas et permettrait de se concentrer sur le type de vacances que ceux qui partent entendent privilégier. Une perspective autrement plus intéressante !</p>
<p><strong>Richard Vainopoulos</strong></p>
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		<title>Un voeu pour la prochaine législature</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 22:01:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Vainopoulos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est de coutume de former des voeux à l’occasion des élections. Je n’en adresserai qu’un au futur président et à la prochaine assemblée : faisons une application plus raisonnée du principe de précaution.   Aujourd’hui ce principe est invoqué à tout bout de champ, contre l’implantation de sites industriels, contre l’énergie nucléaire, contre le [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il est de coutume de former des voeux à l’occasion des élections. Je n’en adresserai qu’un au futur président et à la prochaine assemblée : faisons une application plus raisonnée du principe de précaution.   Aujourd’hui ce principe est invoqué à tout bout de champ, contre l’implantation de sites industriels, contre l’énergie nucléaire, contre le téléphone portable, contre la grippe A…<br />
L’épisode du nuage du volcan islandais a fourni un nouvel exemple de la facilité avec laquelle les autorités en charge de la sécurité aérienne peuvent se retrancher derrière ce principe, bloquer tous les avions au sol et paralyser une partie de l’économie mondiale pendant plusieurs jours.<br />
Qu’importe si les entreprises sont pénalisées, si des voyageurs sont inutilement bloqués, si la recherche française est entravée et si la multiplication des normes coûte très cher : les Français payeront la note ! Ce n’est plus acceptable.<br />
Il est devenu urgent de préciser et limiter les modalités d’application de ce principe. Sous peine de le voir agiter pour tout et surtout n’importe quoi.</p>
<p><strong>Richard Vainopoulos</strong></p>
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		<title>Présidentielle 2012</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 22:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Vainopoulos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[Mesdames et messieurs les candidats à l’élection présidentielle de mai 2012,   A la différence d’autres professions, je ne vous demanderai ni avantage fiscal, ni subvention, ni Ministre, ni secrétaire d’Etat. Le tourisme est aujourd’hui un des rares secteurs à se passer de financements publics et ce n’est pas la moindre de ses fiertés, dans [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Mesdames et messieurs les candidats à l’élection présidentielle de mai 2012,   A la différence d’autres professions, je ne vous demanderai ni avantage fiscal, ni subvention, ni Ministre, ni secrétaire d’Etat. Le tourisme est aujourd’hui un des rares secteurs à se passer de financements publics et ce n’est pas la moindre de ses fiertés, dans une période où les libéraux sont parfois les premiers à solliciter le soutien des contribuables.<br />
Non, je vous demanderai simplement plus de considération pour un secteur qui représente plus de 7 % du PIB, 3 millions d’emplois, 80 millions de visiteurs par an et qui est le principal contributeur à l’excédent de la balance des services.<br />
Cette réalité est malheureusement occultée, chaque année, par la publication des résultats de la balance commerciale française, qui souffre d’un déficit chronique depuis de nombreuses années. Je ne crois pas que l’industrie française soit capable de rattraper son retard. Cette page de notre Histoire a commencé d’être tournée il y a plus de trente ans. Faire marche-arrière aujourd’hui alors que de nombreux pays émergents nous livrent une concurrence implacable serait une perte de temps qui coûterait cher à tous les Français.<br />
Alors que notre pays a besoin de relancer urgemment sa croissance pour créer des richesses et de l’emploi, il faut concentrer nos efforts sur ce qui fait avancer le pays : les services. Exclus du calcul de la balance commerciale, ils représentent pourtant plus des trois quarts du PIB national et dégagent régulièrement, depuis de nombreuses années, un excédent extérieur de plusieurs milliards d’euros.<br />
A titre d’exemple, en 2010, l’excédent des services était de 10 milliards dont plus de 6 milliards pour le secteur du tourisme quand le solde des échanges de biens, lui, présentait un déficit de 53 milliards. Le tourisme, principal contributeur à l’excédent de notre balance de services, présente en outre l’avantage d’être non-délocalisable car il est intimement lié à la richesse de notre culture et de notre patrimoine.<br />
Il est donc important de prendre conscience que c’est le secteur tertiaire, et en particulier le tourisme, qui contribuera à créer les emplois de demain.   Aussi, je souhaite que le futur Président de la République prenne en compte ma requête pour que la balance des services soit enfin intégrée à la balance commerciale, comme c’est déjà le cas en Allemagne.</p>
<p><strong>Richard Vainopoulos</strong></p>
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		<title>Arrêtons les faux débats économiques</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Apr 2012 22:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Vainopoulos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>

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		<description><![CDATA[ArcelorMittal à Gandrange, Molex à Villemur-sur-Tarn, Continental à Clairoix, Philips à Dreux, Lactalis à Xertigny… Actualité oblige, la désindustrialisation de la France s’est imposée comme un des grands thèmes de l’élection présidentielle. Le débat a repris avec d’autant plus de vigueur que le déficit de la balance commerciale s’est un peu plus creusé en 2011. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>ArcelorMittal à Gandrange, Molex à Villemur-sur-Tarn, Continental à Clairoix, Philips à Dreux, Lactalis à Xertigny… Actualité oblige, la désindustrialisation de la France s’est imposée comme un des grands thèmes de l’élection présidentielle. Le débat a repris avec d’autant plus de vigueur que le déficit de la balance commerciale s’est un peu plus creusé en 2011.</p>
<p>La classe politique est désormais unanime pour considérer que ces deux problèmes sont liés et que la seule façon de combler notre déficit est de réindustrialiser la France. Le seul problème est que cette volonté affichée relève du voeu pieu. Voilà quarante ans, la France a fait le choix de se désengager du secteur industriel, où, il faut avoir le courage de le dire, elle n’était plus compétitive sur bon nombre de produits manufacturés. Un retour en arrière n’est ni possible ni souhaitable. Au fond d’eux-mêmes, la plupart des politiques et des économistes le savent très bien. Alors pourquoi la complainte de la désindustrialisation revient-elle avec autant d’insistance ?   Tout d’abord, la France mesure son activité commerciale au moyen d’un outil qui n’a rien de comparable avec celui de l’Allemagne. Tandis que notre voisin intègre dans sa balance commerciale les biens manufacturés et les services, la France, elle, ne communique fortement que sur la balance des biens manufacturés. D’emblée, la démonstration est donc biaisée.<br />
En comparant les deux pays sur une base intégrant l’industrie et les services, l’équilibre n’est pas rétabli mais le décalage entre les deux économies est nettement moins accentué. En 2010, si les services avaient été comptabilisés dans la balance commerciale française, le déficit aurait été réduit de 20 %. En effet, notre balance des services est excédentaire de 10 milliards alors que celle de l’Allemagne est déficitaire de plus de 20 milliards d’euros.<br />
Ce problème de mesure a déjà été relevé à plusieurs reprises, notamment par le Sénat. Pourtant, nous continuons, et les médias au premier chef, à communiquer fortement sur des chiffres qui ne sont pas comparables. Cette mauvaise habitude s’explique en grande partie par l’importance historique que nous accordons à l’industrie et le peu de cas que nous faisons du secteur des services non dépendants de l’industrie.   Qui sait aujourd’hui que l’industrie ne représente plus que 15 % du PIB ? Qui peut raisonnablement penser que, face à la concurrence allemande et asiatique, la France est en mesure d’inverser cette tendance ? Il est grand temps que la France fasse preuve de lucidité. Elle doit cesser de cultiver la nostalgie d’une époque où elle fabriquait ce qu’elle consommait. Fabriquer exclusivement français relève autant de la lubie que de l’utopie. Il est temps que notre pays accepte de voir son économie telle qu’elle est avec ses faiblesses mais aussi ses formidables atouts. La France est tertiaire non pas par défaut mais par choix. Elle n’est pas et ne sera jamais l’Allemagne.   Le tertiaire est la dominante des économies avancées. Ces économies immatérielles trouvent en elles leur propre ressort pour peu, c’est vrai, que l’on s’inscrive dans une économie mondialisée, où chacun se concentre sur ses meilleurs atouts.<br />
Nous avons dans ce domaine des spécificités qui sont autant de cartes à jouer. Le tourisme en est un bon exemple.<br />
La France accueille chaque année plus de 80 millions de touristes, dont une grande part d’étrangers qui contribuent à rendre notre balance des services excédentaire. Au même titre que le luxe, le tourisme capitalise sur l’image de la France, ce qui, dans le contexte actuel, constitue un de nos plus beaux atouts.<br />
Considérons enfin l’économie des services pour ce qu’elle est : un secteur où la qualité prime sur la quantité, où les activités sont plus difficiles à délocaliser et où les potentiels de croissance sont les plus importants. Dans le contexte actuel, c’est la seule voie possible pour la France, la seule où l’on puisse à la fois faire preuve d’ambition et de réalisme.<br />
<strong>Richard Vainopoulos</strong></p>
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