Affaire Delta Air Lines vs BDV : Dariot joue la première manche


Avant hier mercredi, au tribunal de commerce de Paris, quai de la Corse, comparaissait la société BDV (Bourse Des Vols) pour un litige qui l’oppose à la compagnie américaine Delta Air Lines. L’enjeu pour Fabrice Dariot, le PDG de Bourse des Vols : obtenir un référé du juge du tribunal pour rétablir au plus vite, sur son site bdv.fr, le flux d’accès au contenu des offres tarifaires de Delta Air Lines.

« Delta Air Lines nous a coupé l’accès à ses tarifs depuis Janvier dernier » à expliqué Fabrice Dariot à la barre du tribunal, « nous ne pouvons donc plus servir nos clients et pire, nous sommes bloqués avec certains clients qui avaient déjà réservés leur billets d’avion avant la coupure du flux« .
Ces clients en effet subissent les dommages collatéraux de cette coupure en étant impactés s’ils utilisent Air France ou Klm notamment sur certains tronçons.

Une relation vieille de 20 ans

Au début de l’été, Delta Air Lines avait exigé des OTA (agences de voyage en ligne) d’arrêter la distribution de billets d’avion via les comparateurs de prix, sous peine de se voir couper l’accès à sa centrale de réservation.

N’ayant pas cédé à l’injonction, le site de voyage Bourse des vols s’est vu ainsi privé du flux de données de la compagnie américaine.

« Nous utilisons les comparateurs pour vendre nos billets d’avion, explique Fabrice Dariot citant ainsi parmi eux Liligo, Kayak, Kelkoo ou encore Momondo, « cela représente une part non négligeable de nos revenus« .

Et d’expliquer au juge du tribunal que la décision de Delta Air Lines lui a déjà coûté quelques 23 000 euros de marge (sur un volume d’affaires global de 677 000 euros). Et plus encore, selon lui, en termes d’image de marque.

« 60 % des recherche sur les vols pour les USA aboutissent vers Delta Air Lines  » reconnait-il.

Le juge, qui devrait rendre sa décision le 10 mars prochain, a rappelé que les relations entre Delta Air Lines et BDV étaient régies par un contrat ancien, plus de 20 ans, à une époque où les problématiques liées à internet n’existaient pas.

Il a également entendu les arguments de la compagnie américaine qui veut rester maître de sa distribution et de sa politique commerciale globale.

PR





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