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Edito : La Grande Arnaque !
le Jeudi 16 février 2012
Mais jusqu’où cette grande arnaque va-t-elle aller ? Vous l’aurez aisément compris (et cela faisait longtemps!), je parle de l’arnaque à la surcharge carburant. Déjà que pour nous, pauvres utilisateurs d’automobiles, qui deviennent de moins en moins mobiles, le prix de l’essence est largement supérieur au grain de caviar, ce qui forcément augmente mes frais de déplacement et mets en péril l’équilibre financier du journal (ça, c’est pour mon éditeur !), dans l’aérien c’est du grand n’importe quoi.
Air France, sans tambours, ni trompettes, vient, une nouvelle fois, de procéder à « des réajustements tarifaires pour compenser la hausse du carburant« . Ben voyons. Surtout que chez Air France, c’est aussi opaque que le pétrole gluant : sur certaines routes, pas de surcharge. Sur d’autres, les prix varient, le passager n’y comprend rien. Mais il raque, parce tel est son destin. Et la force est loin d’être avec lui ! Autre exemple qui me fait bondir, c’est celui d’Etihad Airways. Là, c’est encore mieux : la compagnie va procéder, à partir du 1er mars, à une surcharge tarifaire et là, je cite » pour compenser les coûts imposés à la compagnie aérienne par le système communautaire d’échange de quotas d’émission de l’Union Européenne (European Union Emissions Trading Scheme – ETS) ». Et ce n’est pas fini, Etihad annonce : » Les taxes sont calculées sur la base des coûts additionnels dont Etihad devra s’acquitter pour acheter les quotas d’émission dont elle aura besoin en 2012, afin de se conformer au système européen ETS. Les prix du carbone étant fluctuants, ce coût pourra parfois être soumis à des ajustements« .
Bref, le carburant augment. Donc le passager paie. Logique. Quand le carburant baisse, le passager continue à payer, puisqu’il n’y a pas de baisse tarifaire. Toujours logique. La « taxe carbone », donc le « permis de polluer » est imposé aux compagnies. Qui s’en foutent, puisqu’elles achètent le permis de polluer. Et que, de toutes façons, c’est le passager qui va raquer une nouvelle fois. De plus en plus logique. Finalement, ce n’est pas la peine d’instituer des règlements, puisque, avec quelques dollars de plus, on peut acheter l’immunité. Une vraie arnaque, vous dis-je !
Dominique Gobert
Édito
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Edito : Changement ?
le Vendredi 18 mai 2012
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le Mardi 15 mai 2012
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Edito : Subprimes ?
le Lundi 14 mai 2012
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Edito : Deux réflexions…
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Ancien Secrétaire général APST,
Président de l'association française des séniors du tourisme ››
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Michel-Yves Labbé
Fondateur
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Richard Vainopoulos
Président
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Le problème des surcharges carburant, taxes et autres (qui continueront à augmenter) est la pire des solutions pour les compagnies.
Les services de yield management des compagnies aériennes sont les mauvais génies qui sont en train de détruire le modèle économique qui a fait que justement ces services yield existent.
Lorsqu’un billet d’avion est de 100 € à 200 € pour 300 € de taxes et surcharches diverses et variées, la partie flat du prix pèse nettement plus que la partie du billet qui est censés être yieldée pour s’adapter à l’offre et à la demande.
Ainsi l’effet du système « yield » avec des prix qui doivent être proposés aux clients pour s’ajuster à l’offre et à la demande ne fonctionne plus car complétement lissé par une partie fixe hypertrophiée.
La raison principale n’est pas commerciale mais principalement parce que il est plus facile (et moins fatigant !) pour le yielder de changer un paramètre ( la taxe pour tous les billets ) plutôt que de recharger l’ensemble des prix et les adapter au marché… ce qui est théoriquement son boulot !
C’est ainsi qu’un système se détruit lui-même en proposant des amplitudes tarifairee qui jouent beaucoup moins qu’auparavant et donc font fuir les clients.
La preuve : depuis le résultat de 2008 dû positif grâce une économie de casino et une couverture pétrole gagnante, l’exploitation des compagnies est structurellement déficitaire.